La présidente de l’Union des Syndicats du Congo, Anne Marie Nzila a échangé avec des femmes œuvrant dans le travail domestique, au cours d’une assemblée générale organisée le 07 juillet à Brazzaville. Cette assemblée s’inscrit dans le cadre du projet d’appui aux femmes victimes de violences économiques.

Il s’agit de faire la synthèse des engagements pris lors des différents travaux exercés dans les arrondissements de Brazzaville et recueillir les doléances de ces femmes de ménage déjà sensibilisées sur la connaissance des droits relatifs à leur travail.

A cet effet, Anne Marie Nzila ouvrant les travaux a déclaré « C’est pour faire avancer notre projet, après notre passage dans chaque arrondissement. Nous allons passer à une autre phase qui va vers la concrétisation de ce que l’on avait arrêté. Il faut que l’on mette en place des bases qui vont s’appuyer sur les femmes des comités existants… »

Anne Marie Nzila au milieu des partenaires

La suite a été riche en émotion d’après les témoignages de ces femmes venues des quatre arrondissements de la capitale congolaise, à savoir, Djiri, Moungali, Potopoto et Makelekele. « Le climat dans le ménage avec mon employeur a fortement changé depuis que je lui ai parlé de mes droits et ce qui adviendra s’ils ne sont pas respectés. » a déclaré une femme domestique après avoir raconté qu’elle a été victime d’un traitement humiliant  et indigne de la part de l’épouse de son employeur, suite à la disparition d’une carte de crédit.

A cette occasion, plus de 1000 dépliants ont été ainsi dispatchés, dans l’optique d’informer un large public sur la valorisation des droits des femmes domestiques.

Par ailleurs, cette initiative qui suscite tant d’engouement des femmes de manage congolaises, a été  appréciée par la Confédération Générale du Travail (CGT), partenaire de l’USC. Cette organisation française a été représentée à ses assises par son conseiller, Alain Delmas qui estime qu’ « il n’y a pas de sous travailleuses, pas de sous travailleurs, il y a des travailleuses et travailleurs qui doivent avoir des mêmes devoirs et des mêmes droits. Déjà le respect de leur dignité. (…) Leur code du travail existe, c’est un point d’appui. Le travail que nous allons faire, la CGT continuera à vous appuyer… »

Alain Delmas, Conseiller à la CGT

De son côté, l’inspecteur du travail, Azor Mahoungou évoque la difficulté auparavant  de détecter les employés qui travaillent dans les ménages. Selon lui, le fait que ces femmes sont regroupées en association et connaissent dorénavant leurs droits à partir de la campagne menée par l’USC, elles auront la facilité de faire recours aux institutions habilitées pour la règlementation de leur travail.

En rappel, ce projet de lutte pour la défense des droits des minorités et groupes vulnérables vise le respect des engagements pris pour défendre la dignité de la femme en tant que travailleuse dans la société.

L’USC et ses partenaires militent entre autres, pour leur accessibilité à la caisse nationale de sécurité sociale pour des immatriculations, leur prise en charge par une mutuelle de santé.

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