La Cour d’Appel de Ouesso dans le département de la Sangha a rendu ses verdicts, le 24 mars 2021, sur les affaires de six trafiquants de produits fauniques arrêtés le 27 février 2019 en flagrant délit de détention et circulation de dix morceaux d’ivoire, d’un sac d’écailles de pangolin géant et d’une peau de panthère à Impfondo dans le département de la Likouala.

Parmi les trafiquants, trois sont inculpés dans l’affaire des pointes d’ivoire. Il s’agit d’ONGUELE Merlin Thibault, MOBULA Genèse et ANTOUNGA MANI Pie qui ont tous écopé de 18 mois d’emprisonnement ferme, assortis de cinq cent mille (500.000) f CFA d’amendes et cinq cent mille (500.000) f CFA des dommages et intérêts chacun. Tout comme DJAMAL Adam, un autre trafiquant condamné pour détention et circulation illégale d’une peau de panthère.

Quant à ENGOKO MATOUBOU Don et BOLIA MBEMBA Bovic dont leur culpabilité a été établie dans l’affaire des écailles de pangolin géant, verseront à l’Etat congolais, une amende de cinq cent mille (500.000) f CFA et cent mille (100.000) f CFA des dommages et intérêts chacun. Ils ont été reconnus coupables de détention et circulation des écailles de pangolin géant, espèce animale intégralement protégée.

La Cour d’Appel de Ouesso, par ces verdicts, confirme les peines qui ont été infligées à ces six trafiquants, le 27 juillet 2019, par le Tribunal de Grande Instance d’Impfondo.

En rappel, l’appel avait été interjeté par ces trafiquants, juste  après leurs condamnations en première instance. Il s’agissait donc d’un réseau des trafiquants de produits de faune dans lequel on trouve deux Centrafricains, trois Congolais de la RDC et un Congolais de la République du Congo.

Les produits saisis avaient pour provenance la RDC pour les uns et les localités du département de la Likouala pour d’autres. Chacun d’eux dans ce trafic,  avait un rôle bien déterminé: démarcheurs, vendeurs, transporteurs. Ils ont été interpellés par les agents de la Direction départementale de l’Economie Forestière et les éléments de la gendarmerie nationale avec l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage).

Ces verdicts de la Cour d’Appel de Ouesso viennent une fois de plus traduire la volonté du Congo qui s’est engagé à protéger ses ressources naturelles conformément aux textes réglementant ce secteur.

L’éléphant, la panthère et le pangolin géant font partis des espèces animales intégralement protégées en République du Congo.

L’article 27 de la loi Congolaise en matière de protection de ces espèces fauniques stipule : «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leur trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciales de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

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