Il s’agit des Congolais Evoura Vianney et Ngoua Issoko Justin avec le Malien Kolon Koumaré, condamnés pour détention de six pointes d’ivoire, d’un PMAK et des munitions, le 11 février 2019 à Makoua.

Ceci est le verdict du Tribunal de Grande Instance d’Owando, dans le département de la Cuvette, rendu le 04 avril 2019. Ils sont assortis de 2 millions de F CFA des dommages et intérêts solidaires. Cependant, Evoura Vianney doit également verser deux cents mille (200.000)  F CFA d’amende à l’Etat congolais.

Selon ce tribunal, la condamnation d’Evoura Vianney, Ngoua Issoko et Kolon Koumaré  est justifiée par le fait qu’ils ont abattu des éléphants, (espèce intégralement protégée), commercialisé ses trophées et détenu illégalement une arme de guerre (PMAK).

Ces délinquants fauniques ont été interpellés par les éco-gardes du Parc National d’Odzala Kokoua, avec le concours des éléments de la police nationale.

Aussi, dans l’optique traquer tous ceux ou celles qui  entraveraient la loi en matière de protection de la faune, le gouvernement de la République du Congo et ses partenaires, depuis un certain temps ont redoublé une vigilance. Car,  l’éléphant est menacé de disparition, à cause du braconnage. Raison pour laquelle, plusieurs trafiquants des produits de faune sont régulièrement interpellés, jugés et condamnés à travers le pays.

Outre cette condamnation, il est prévu deux audiences portant sur la criminalité faunique à Dolisie dans le Département du Niari et Sibiti dans la Lekoumou.

La première concerne trois supposés délinquants fauniques qui vont comparaître ce 11 avril 2019 à la Cour d’Appel de cette localité. Ils ont été arrêtés en flagrant délit de détention et circulation illégales de deux pointes d’ivoire, le 25 novembre 2017.

La seconde aura lieu ce 12 avril au Tribunal de Grande Instance de Sibiti où deux sujets congolais appréhendés, le 27 novembre 2017 à Zanaga dans la Lékoumou sont poursuivis pour abattage des éléphants.

Les arrestations de ces présumés délinquants fauniques ont été les œuvres des agents des Directions Départementales des Eaux-et-Forêts (Niari et Lekoumou) et de la Gendarmerie nationale avec l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage).

Ces prévenus encourent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme selon les textes réglementant ce secteur.

Par ailleurs, «  l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits » selon l’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
10 + 11 =