Le procureur de la République, André Oko Ngakala a mené une série de descentes dans les commissariats et autres structures de la police de la partie sud de Brazzaville ce 22 janvier. Objectif, le maintien d’ordre et la discipline dans l’action de la police nationale.

Face aux officiers, sous- officiers, hommes de rang, de maintien d’ordre et de la police judiciaire, le procureur a rappelé les principes de base auxquels ces derniers sont soumis, notamment faire attention aux droits de l’homme, veiller aux conditions de détention des détenus et surtout respecter les délais de garde à vue. « Vous n’êtes pas des magistrats ni des juges. Je vous interdis les règlements de compte et à l’amiable de certaines questions importantes ne relevant pas de vos compétences », a-t-il insisté.

Au commissariat central du Djoué, André Gakala Oko a été informé d’un acte de grand banditisme perpétré par un groupe de malfaiteurs dits « bébés noirs ».

Dans son récit, le commissaire central, Fernand Claver Nzouélé, a déclaré: « Il y a quatre jours, dans ma zone de compétence, plus précisément à Matour, sous la pluie battante vers 17 h, un groupe de malfaiteurs munis d’armes blanches est sorti pour sévir. Informé, j’ai envoyé mes éléments et dans cette traque, il y a eu des tombés »

Et s’agissant de l’affaire concernant Marlène Thibinda, victime d’une agression mortelle à Bacongo, André Oko Ngakala informé, s’est rendu au chevet de celle-ci le même jour, sur instruction du ministre de la justice au cours de cette ronde. Le procureur de la République a ordonné à la police et à la gendarmerie que lui soit présenté le conjoint de la victime afin qu’il soit traduit devant la justice. « Nous ne pouvons pas tolérer ce genre d’actes », a-t-il martelé.

Du côté du ministère qui s’occupent des questions des femmes, la directrice générale de la Promotion de la Femme, Emilienne Gombouka Emboula a indiqué qu’il n’y a pas d’arrangement à l’amiable pour les auteurs de crimes.

Les violences faites à l’égard des femmes, poursuit-elle font partie des actions prioritaires du ministère dont une politique nationale a été élaborée afin de lutter contre les violences faites aux femmes.

A cet effet, le projet de loi en circulation dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes interpelle les décideurs pour la promulgation de ce projet de loi en vue de son application.

Elle a, par ailleurs, déploré que c’est anormal de voir les femmes et les jeunes filles être victimes de toutes formes de violences. « Il n’y a pas d’arrangement à l’amiable pour les auteurs des violences. Les tribunaux sont faits pour juger parce que les femmes n’acceptent pas d’être violenté chaque fois malgré des campagnes de sensibilisation sur la question », a déclaré Emilienne Gombouka Emboula.

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