Brazzaville : trois fidèles chrétiens meurent par noyade en pleine cérémonie de baptême

Illustration de la rivière Djoué aux Cataractes

« Cette situation chaotique devrait interpeler la vigilance des responsables des églises ainsi que celle des fidèles », a exprimé le procureur de la République, André Oko Ngakala, qui s’est rendu le mardi 20 octobre à la rivière Djoué où les trois fidèles de l’église Tabernacle Arbre de Vie ont trouvé la mort par noyade.

Sur les lieux, le pasteur baptiseur affirme, selon lui, avoir bel et bien baptisé les cinq personnes concernées pour la cérémonie en présence d’autres fidèles qui, comme à l’accoutumé, chantaient des adorations et louanges en la gloire du Tout-Puissant. D’autres étaient même placés comme agents de sécurité.

Poursuivant son explication devant le procureur de la République, il précise qu’en baptisant le dernier fidèle, la sœur Séphora Bidounga, une des victimes qui a pourtant reçu son baptême au préalable, s’est précipitamment jetée dans l’eau, entrainant ainsi avec elle trois autres, dont un rescapé.

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En effet, le drame s’est produit l’après-midi du dimanche 18 octobre, au quartier barrage dans le premier arrondissement, Makelekele.

À ce jour, seul le corps sans vie de Séphora a été retrouvé deux jours après le drame. Les deux autres n’ont malheureusement pas encore été retrouvés.

Le drame relance le débat sur la sécurité des baptêmes en milieu naturel

Les images de la cérémonie de baptême circulant sur les réseaux sociaux

Cette affaire de noyade a inondé les réseaux sociaux. Certains internautes brazzavillois s’en sont pris au pasteur qui, selon les commentaires, n’a pas une vocation spirituelle.

« Le monde spirituel des eaux exige une connaissance très ouverte et élevée. L’ignorance pousse parfois l’être humain à se croire capable de tout. Pourtant, lorsqu’on ne maîtrise pas les réalités d’une demeure spirituelle, il est préférable de se renseigner avant d’y aventurer. On agit parfois en pensant que le Ciel valide tout, sous prétexte que l’on invoque le nom de Jésus ou le nom de Dieu », a commenté Lhaud Ghêcompris Ndinga Loubassou.

De son côté, Dest Cheriic M’vouli pense que la prudence devrait primer sur tout. Les eaux naturelles, de par leur profondeur et leur précipitation, sont la cause de plusieurs accidents. D’où il fait allusion au fait que l’église catholique organise ses cérémonies de baptême uniquement à l’intérieur de celle-ci plutôt que dans les eaux profondes. « L’Église catholique avait compris cela depuis longtemps. C’est pourquoi une cuvette suffit », a-t-il notifié.

Quant à Wadol Booba, « ce sont les esprits des eaux qui étaient dans la 3ᵉ fille baptisée, mais au-delà de son baptême, cette dernière a connu probablement une réclamation spirituelle de ses esprits des eaux, c’est ce qui a causé cette tragédie où l’on déplore 3 disparus. En général les esprits des eaux sont très tenaces et détestent laisser échapper leurs prisonniers ou captifs spirituels en faisant des représailles. C’est triste, vraiment faudrait sérieusement prier pour la délivrance de certaines personnes avant de les baptiser, ça évite de tels scénarios. Paix leurs âmes »

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