Image DR

Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso prend part aux commémorations des 31 ans de la bataille de Cuito Cuanavale à Luanda en Angola ce 25 mars. La présence de Denis Sassou N’Guesso aux commémorations de cet événement est loin d’être anodine, puisque le président congolais a joué un rôle capital dans la libération de cette partie de l’Afrique.

Le Chef de l’Etat congolais qui répond à l’invitation de son homologue angolais, Joao Lorenço, se joint à ses pairs africains invités à ces célébrations. Point d’orgue de la guerre civile que connu l’Angola, la bataille de Cuito Cuanavale avait opposé du 12 au 20 janvier 1988, les soldats angolais et cubains aux combattants de l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), soutenus par l’armée sud-africaine.

Pour la petite histoire : la ville de Cuito Cuanavale est située dans le sud-est de l’Angola, sur une route importante et dotée des installations d’une base aérienne de l’OTAN, constituant un point stratégique pour les belligérants. Si elle tombait, les combattants de l’Unita auraient trouvé la route de Luanda, toute ouverte. Mais, l’Unita et l’armée de l’Afrique du Sud échouèrent à prendre la ville. Les observateurs s’accordent à dire que par son importance, sa durée, le nombre de soldats et d’armement impliqués, la bataille de Cuito Cuanavale est la plus grande opération militaire sur le contient, depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette bataille se soldat, en 1988, par la victoire de l’armée angolaise sur celle de l’Afrique du sud.

Cette bataille est considérée comme l’un des éléments déclencheurs du règlement de la situation politique en Afrique australe avec la libération de l’Angola, la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, et l’indépendance de la Namibie, alors Sud-Ouest africain.

L’implication et la détermination du président congolais Denis Sassou N’guesso dans la résolution de ce conflit a été l’un des éléments accélérateurs de la paix en Afrique australe est sans conteste « le protocole de Brazzaville », signé le 13 décembre 1988, dans la capitale congolaise, sous sa bénédiction. D’autant plus qu’il accorda en toute discrétion, l‘hospitalité aux Anglais, cubains et sud-africains, ainsi qu’aux médiateurs américains. Ce protocole qui conduisit, à l’accord de New-York, signé le 22 décembre 1988, entre l’Angola, Cuba et l’Afrique du Sud, sous l’égide de l’URSS (actuelle Russie) et des États-Unis.

C’est alors que la résolution 435 de l’ONU planifiera des élections en Namibie, dont l’indépendance fut proclamée le 21 mars 1990. L’autre conséquence de cet accord, émanation du protocole de Brazzaville, a été le retrait d’environ 55 000 Cubains alors présents en Angola.

 

1 COMMENT

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Résoudre : *
1 + 12 =