La première audience concernant un présumé trafiquant d’ivoire interpellé le 22 février dernier à Brazzaville, va s’ouvrir ce 26 juillet au Tribunal de Grande Instance de cette même ville.

Cet individu avait été pris en flagrant délit de détention, circulation illégales et tentative de commercialisation de trois (03) pointes d’ivoire entières et onze (11) morceaux, pesant au total 28 kg, représentant approximativement six éléphants massacrés.

L’interpellation avait été effectuée par les éléments de la Section de Recherches Judiciaire de la Région de Gendarmerie de Brazzaville et les agents de la Direction Départementale de l’Économie Forestière de cette ville avec l’assistance technique du PALF (Projet d’appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage).

Les ivoires saisis avaient été transportés par ce prévenu de Mpouya, un des districts du Département des Plateaux, jusqu’à Brazzaville où il s’apprêtait à les vendre à Brazzaville auprès de ses potentiels clients.

Cette interpellation a marqué un coup d’arrêt de ce trafic illicite qui serait pratiqué par cet individu. Il risque des peines allant de deux (2) à cinq (5) ans d’emprisonnement et d’une amende allant de cent mille (100.000) à cinq millions (5.000.000) de FCFA conformément à la loi.

Le Congo, qui s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction, reste vigilant et sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Dans ce sens, un grand travail est régulièrement accompli par les autorités. Les actes commis par les présumés délinquants de faune sauvage, ne peuvent demeurer impunis.

En rappel, un présumé trafiquant de produits de faune a été appréhendé, le 23 juin dernier à Brazzaville, en possession de deux pointes d’ivoire sectionnées en quatre morceaux et d’une pointe d’éléphanteau et d’un sac contenant 5 Kg d’écailles de pangolin géant.

Le second, un receleur, impliqué dans cette affaire a été lui aussi appréhendé le 24 juin. La procédure judiciaire inhérente à cette affaire est pendante devant le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville.

Au cours des dernières années, le trafic des espèces fauniques est devenu plus organisé, plus lucratif et plus dangereux et a pris de l’ampleur au niveau mondial au même titre que le trafic de drogue.

Un rapport publié par Wildlife Conservation Society (WCS) déclare que les éléphants des forêts d’Afrique ont décliné de 62% en 10 ans. Ce même rapport ajoute que toutes les 15 minutes, en moyenne, un éléphant est illégalement abattu sur le continent africain pour nourrir une demande insatiable en ivoire.

Le commerce illégal de produits de faune sauvage conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde. Les regards sont donc tournés vers la justice pour condamner sévèrement ces actes et ce pour une bonne cause, celle de la protection de la biodiversité.

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