Le Congo veut moderniser la gestion des médicaments dans les structures de santé grâce au numérique. Le 17 juillet 2026, la représentante du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Congo, Adama Dian-Barry, a remis au ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, du matériel informatique destiné à améliorer le suivi des stocks de médicaments.
D’une valeur d’environ 50 millions de FCFA, ce matériel comprend 110 tablettes numériques, 55 ordinateurs portables, deux imprimantes et deux plateformes digitales. Cette initiative est menée dans le cadre d’un partenariat entre le PNUD, le Fonds mondial et le gouvernement congolais.
Selon Adama Dian-Barry, cette réforme vise à rendre la gestion des produits de santé plus efficace grâce aux données numériques. Elle permettra de mieux suivre les stocks, d’anticiper les besoins et d’éviter les ruptures de médicaments dans les hôpitaux et centres de santé du pays.
Jusqu’ici, la gestion des médicaments reposait principalement sur des documents papier. Cette méthode rendait difficile le suivi des stocks et pouvait entraîner des ruptures, des excès de stocks ou des pertes dues aux produits périmés.

Pour améliorer la situation, le gouvernement a engagé une réforme du système pharmaceutique national avec la mise en place de nouvelles méthodes de travail et d’outils numériques.
54 sites déjà connectés sur 92 prévus
Le nouveau système numérique, appelé e-LMIS, permet de suivre les mouvements des médicaments en temps réel. Il facilite les commandes, le contrôle des consommations et aide les responsables de santé à mieux prévoir les besoins.
Sur les 92 sites prévus pour tester ce système, 54 sont déjà opérationnels. Plus de 120 agents de santé ont été formés et 30 accompagnateurs nationaux suivent l’utilisation de cette nouvelle plateforme. Le PNUD prévoit également de connecter les 38 sites restants et de préparer l’extension du système à l’ensemble du pays.
Pour Rosa Chanelle Ata Inyongi Ollessongo, directrice de la pharmacie et du médicament au ministère de la Santé, cette digitalisation représente une avancée importante. Elle permettra d’avoir une meilleure visibilité sur les stocks et de garantir la disponibilité des médicaments de qualité sur tout le territoire.
Le projet, lancé en 2023 après une étude, marque donc une transition entre une gestion traditionnelle basée sur le papier et une gestion moderne utilisant les outils numériques. Le ministre de la Santé et de la Population a officiellement réceptionné le matériel avant de signer les documents liés à ce partenariat.