Congo-indépendance 2024 : les femmes vendeuses ont pris d’assaut les halls du boulevard Alfred Raoul pour se faire un chiffre d’affaires

Un petit marché improvisé pour la défilé du 15 août 2024

Le défilé est un devoir pour tout citoyen Congolais qui reconnait son indépendance vis-à-vis de la mère patrie, la France. Cependant, apporter un rafraîchissement à ceux qui s’exposent sous un soleil accablant pour suivre les festivités du 15 août à Brazzaville, c’est la spécialité des femmes congolaises.

Jeunes comme plus âgées, les femmes congolaises devant leurs étalages fabriqués à la va vite pour la circonstance, se sont installées à cheval du boulevard Alfred Raoul pour vendre toutes sortes menus et rafraichissements au goût des spectateurs. Sous les eucalyptus du côté du palais des congrès, on y trouve un petit marché improvisé où toutes les saveurs congolaises et parfois métissées sont en vente.

Jisca Moboma, une étudiante à la Faculté de Droit

Les brochette de porc et de poulet, les patates grillées, les chips de banane, le jus de bissap et de gingembre étaient entre autres au menu de la célébration du 64èm anniversaire de l’indépendance de la République du Congo.

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Pour ces femmes commerçantes à la quête de l’indépendance financière, cette célébration qui n’a lieu que chaque 15 août, est un bon point de départ pour l’entrepreneuriat. Elles espèrent se remplir suffisamment les poches pour se lancer dans d’autres projets une fois la fête finis.  

« … ce qui est sûr, je suis en train de faire le riz Yassa, le riz des Ouest africain. Et non seulement ça, il y a aussi mes collègues qui sont en train de vendre de la salade, il y a ma maman qui vend de l’eau, d’autres du jus et boissons alcoolisées. », a exprimé Soudey Sissia.

A côté d’elle, Jisca Moboma, une étudiante à la Faculté de Droit vend des salades. « Je fais ça déjà parce que j’ai des ambitions et cela en rapport avec mes études. Puisque je n’ai pas de bourse. Le jour de l’indépendance, il y a quand même assez de monde. Voilà pourquoi j’en profite pour vendre. Les autres jours, je suis occupé à la Faculté. Je conseillerais à chaque femme en particulier de se battre, de chercher son indépendance parce que cette indépendance ne se gagne qu’en travaillant. »

Edouard Idesbal Ngueteke dans son art

Outre ces femmes, Edouard Idesbal Ngueteke, vendeur la viande du porc fraichement procurée des fermes, pense qu’une telle occasion mérite une bonne stratégie pour faire un bon chiffre d’affaires. Pour lui, les Congolais en raffolent et surtout en grande quantité.  « On est venu voir le défilé et vendre aussi le ‘‘Ngulu’’ de chez nous qui signifie donc le port du village. Vive la fête de l’indépendance !», a-t-il lâché devant son barbecue dégageant de la fumé et les odeurs des assaisonnements qui stimulent un grand appétit.  

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