Le Conseil des ministres, réuni le mercredi 14 octobre 2026 à Brazzaville, a approuvé un projet de décret fixant à 35 heures par semaine la durée du travail dans l’administration publique congolaise. Portée par le ministre d’État chargé de la Fonction publique, Pierre Mabiala, cette réforme prévoit une réorganisation des horaires afin de renforcer la discipline, de lutter contre les retards et l’absentéisme et d’améliorer le fonctionnement des services publics.
Les horaires de travail dans l’administration publique de la République du Congo s’orientent vers une nouvelle organisation. Le Conseil des ministres a approuvé un projet de décret fixant la durée hebdomadaire du travail à 35 heures, réparties sur cinq jours, du lundi au vendredi, à raison de sept heures par jour.
Portée par le ministre d’État chargé de la Fonction publique, Pierre Mabiala, cette réforme vise à améliorer la présence effective des agents à leur poste et à renforcer la discipline professionnelle au sein des services publics.
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Le dispositif concerne les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles ainsi que les collectivités locales. Il s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 121 de la loi n° 68-2022 portant statut général de la fonction publique.
Journée continue : de 8 heures à 15 heures
Parmi les principaux changements annoncés figure le réaménagement de la journée continue. Celle-ci sera organisée de 8 heures à 15 heures, au lieu de 7 heures à 14 heures selon l’organisation actuelle mentionnée dans le texte.
Une pause de 30 minutes est prévue entre 12 heures et 12 h 30. Cette formule concerne les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et les collectivités locales visés par le dispositif.
Les horaires en deux temps sont maintenus
Dans les structures qui fonctionnent selon le système de la journée en deux temps, l’organisation sera maintenue avec des horaires répartis entre le matin et l’après-midi.
Les agents concernés travailleront de 8 heures à 12 heures, puis de 13 h 30 à 16 h 30. Cette formule permet de conserver une interruption méridienne tout en harmonisant les horaires de travail dans les services concernés.

Un système de rotation dans certains secteurs
Le projet de décret prévoit également un régime de travail par rotation dans certains secteurs d’activité, notamment l’éducation nationale. Dans ces services, la journée de travail pourra commencer dès 7 h 30, en fonction des contraintes liées à la nature des activités exercées.
Un tableau récapitulatif précisera les horaires spécifiques applicables aux différents services publics. Cette disposition doit permettre d’adapter l’organisation du travail aux exigences propres à chaque secteur.
Des registres de présence pour lutter contre l’absentéisme
La mise en œuvre de cette réforme reposera également sur un dispositif de suivi de la présence des agents. Les responsables des administrations concernées devront prendre connaissance du tableau des horaires, informer leurs collaborateurs des dispositions applicables et veiller au respect des heures de service.
Dans l’attente de la digitalisation des mécanismes de contrôle, des registres de présence serviront à suivre la présence effective des agents à leur poste. Les responsables hiérarchiques seront ainsi chargés de veiller à l’application des horaires retenus.
À travers ce projet de décret, le gouvernement entend harmoniser le temps de travail dans l’administration publique congolaise, renforcer la discipline professionnelle et améliorer le fonctionnement des services rendus aux usagers.
L’entrée en vigueur effective de ces nouvelles dispositions dépendra des étapes réglementaires requises pour le projet de décret.