Bénéficiaire

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo a lancé le 13 mai à Brazzaville, le programme d’assistance alimentaire par transferts monétaires aux ménages vulnérables en milieu urbain.

L’action symbolique s’inscrit dans le cadre de l’appui au soulagement des effets du Covid-19 aux groupes vulnérables. Antoinette Dinga-Dzondo l’a effectué avec le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Chris Mburu, le Représentant du Programme alimentaire mondial (PAM), Jean-Martin Bauer et le Représentant résident du PNUD, Maleye Diop.

Selon le communiqué du PAM, le programme vise à atténuer les effets sociaux des conséquences du confinement en permettant un accès à une alimentation saine et nutritive. Il est appuyé conjointement par le PAM et le PNUD à hauteur de 450 millions F CFA.

La ministre Antoinette Dinga-Dzondo, personnel du PAM et une bénéficiaire

A partir de ce 13 mai, près de 7 000 familles, soit plus de 34 000 personnes dans cinq arrondissements de Brazzaville : Makélkélé, Djiri, Talangai, Madibou et Mfilou recevront des transferts monétaires. Ces transferts d’argent faciliteront aux ménages vulnérables l’achat de denrées alimentaires comme farine de manioc, riz, sucre, sel, haricot et bien d’autres via le système de paiement mobile. Des produits d’hygiène comme du savon sont également inclus dans le panier des produits pour permettre aux ménages d’appliquer les gestes de prévention essentiels contre le Covid-19.

Le même communiqué signale que le PAM et le PNUD ont travaillé en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire pour identifier les ménages bénéficiaires (déjà vulnérables avant la crise du Covid-19), sur la base d’un programme de protection sociale déjà existant, le Registre Social Universel (RSU). Au total, il est estimé à 300.000, le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance alimentaire dans les agglomérations urbaines de Brazzaville et Pointe Noire.

Sur ce, Jean-Martin Bauer déclare « Nous appelons tous nos partenaires habituels et potentiels à nous rejoindre pour pouvoir assister le plus grand nombre de ménages vulnérables. » C’est aussi le même cri de cœur de Maleye Diop, pour qui, les mécanismes de protection sociale sont des outils efficaces pour atténuer les effets du COVID19 et devraient avoir une place centrale dans la réponse à la crise.

Staff PAM avec bénéficiaire

En rappelle un rapport du PAM d’avril dernier montre que les grandes villes de la République du Congo ont été identifiées comme étant les plus vulnérables face à la crise du COVID19. Notamment Brazzaville, où le risque d’insécurité alimentaire est le plus marqué.

En effet, les équipes du PAM effectuent un suivi hebdomadaire des prix du marché pour mieux appréhender les dynamiques en cours et orienter les prises de décisions. Le prix du panier alimentaire composé des produits de base (importés ou locaux), tels que la farine de manioc, le riz, le poisson salé, a déjà augmenté de 10,3% ces deux dernières semaines (d’après le rapport sur les prix du marché du 8 mai 2020) à cause de perturbations dans la chaine d’approvisionnement. Cela s’ajoute à la baisse du secteur de l’emploi : les ménages les plus vulnérables ont de plus en plus de mal à assurer leur alimentation.

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