Anne Marie Nzila remet un échantillon des masques

L’Union des syndicats du Congo (USC) que dirige Anne Marie Nzila sollicite du gouvernement l’assistance des femmes domestiques, victimes des violences économiques en cette période de crise sanitaire.

Le vœu a été formulé le 02 août, à l’occasion du lancement de la campagne de sensibilisation des femmes domestiques contre la covid-19 à Brazzaville. Pour cette première phase, 300 femmes au total sont recensées dans quatre arrondissements à savoir, Makélékélé, Poto-poto, Moungali et Djiri.

Extrait de l’interview de la présidente Anne Marie Nzila

Au cours de la cérémonie, les représentants de ces femmes dont un seul homme et cinq femmes ont tout d’abord été édifiés sur les mesures barrières recommandées par le gouvernement. Cette sensibilisation faite par la présidente de l’Association professionnelle des femmes domestiques du Congo, Huguette Roxane Olongo Mondzouba a été enrichie d’un atelier sur l’usage du masque pendant les  tâches ménagères.

Huguette Roxane Olongo Mondzouba sur le port du masque

«Ils savaient qu’il faut porter les masques, mais pas les tenir strictement par les élastiques (manches) et avoir une poche spéciale pour en ranger afin de les garder toujours propres. Après avoir lavé son masque pendant plusieurs minutes, il faudra le repasser à l’aide d’un fer à repasser avant tout nouvel usage. Nous avons aussi sensibilisés sur le distanciement et quelques astuces à respecter par rapport aux différents foyers. » a exprimé Huguette Roxane Olongo Mondzouba. Une sorte de restitution, après sa participation à la session de formation initiée par la coordination nationale des organisations de la société civile pour l’accompagnement de la riposte à la Covid-19.

Après cela, la présidente de l’Union des syndicats du Congo, Anne Marie Nzila a remis plus de 400 masques et plusieurs brochures contenant des instructions de lutte contre la pandémie aux responsables d’arrondissements qui en distribueront dans chaque domicile répertorié.

Anne Marie Nzila

La campagne de proximité a sa raison d’être selon Anne Marie Nzila qui estime « Pendant cette période que sévit la Covid-19, les femmes domestiques sont parmi les personnes vulnérables. Nous nous sommes dit qu’elles pourront être les premières victimes dans nos domiciles. (…) c’est elles qui peuvent prendre le relais et faire de telle sorte que nous prenons des dispositions pour éviter la propagation de la maladie dans les domiciles. »

Poursuivant, elle dénonce la non-prise en charge de cette couche sociale par les pouvoirs publics. Pour se faire, l’Usc a saisi le gouvernement de la République pour dire  « n’oublier pas les femmes domestiques  parce que personne ne parle à leur avantage. Elles sont pourtant bien organisées et leur association est reconnue par le ministère de l’intérieur. Donc au niveau des affaires sociales, il faut que l’on pense à ces femmes qui nombreuses d’entre elles ont perdu leur travail. »

Photo de famille

En rappel, le dernier bilan des victimes de la pandémie à coronavirus publié le 27 juillet par le ministère de la santé, fait état de 3.200 contaminés dont 829 guéries et 54 morts.

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