En ce temps de confinement, des postes anonymes ou signés relatifs à la crise qui divise le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo et ses hauts conseillers autour d’une affaire de détournement de plus de 50 millions de francs CFA, suscitent moult interrogations. La rédaction de First Médiac a mené son enquête.

Il est clair jusqu’à preuve du contraire, que certains faits rapportés dans quelques tracts, mis sur la toile par les partisans des protagonistes comportent une part de vérité sans être absolue. Il existe en effet, quelques égarements de faits qui méritent un meilleur éclaircissement. Ce, au-delà des ressentis des parties en conflit.

Les récentes informations reçues d’un haut conseiller qui a requis l’anonymat par droit de réserve, nous confirme qu’il s’agit bien d’une bagatelle d’environ 51 millions 500 milles francs CFA, correspondants au total des émoluments du mois de février. Une somme destinée aux hauts conseillers du CSLC, débloquée par le trésor public bien avant le confinement.

Photo de famille après la cérémonie de prestation de serment

Le haut conseiller nous précise par ailleurs que l’information n’émane pas des suites de leur enquête, comme annoncée. L’alerte est venue des collaborateurs de la secrétaire comptable, dépêchés au trésor avec un mandat conforme et régulier. Car, la secrétaire comptable subissait la pression de ces conseillers qui attendaient leurs salaires. Informée de la situation, elle a tout de suite saisi les concernés.

Ceux- ci ont effectivement voulu procéder à une résolution à l’amiable, en demandant  à leur confrère, Asie Dominique  de Marseille (qui a des affinités parentales avec le président) de lui parler personnellement. Ce dernier a fait valoir le sens professionnel sur l’émotion familiale, en proposant à tous, de se rendre au domicile du président du CSLC.

C’est donc en présence de tous, que le président Philippe Mvouo a reconnu d’avoir retiré la fameuse somme pour la placer dans un compte bancaire. Un compte non connu des services de comptabilité du CSLC. Puis, de vive voix, Philippe Mvouo aurait précisé qu’il avait déjà utilisé 15 millions de francs CFA pour régler une vieille dette à des fournisseurs. Une dette contractée lors de son ancien mandat pour des raisons logistiques. Ce, sans toutefois décider de parer au plus pressé. C’est-à-dire satisfaire l’attente pressante des hauts conseillers, en leur versant une part de leur salaire avec la somme restante. Soit 44 millions 500 milles francs CFA.

La réaction des hauts conseillers.

A ce jour, pas plus tard que le jeudi 9 Avril dernier, les 10 hauts conseillers qui se plaignent déjà de la réduction du nombre de leurs collaborateurs (2 au lieu de 3), ont exprimé leur mécontentement en initiant une pétition. Dans laquelle, ils demandent le paiement immédiat de leurs émoluments, le respect de l’orthodoxie financière… Faute de quoi, le président Philippe Mvouo assumera seul les conséquences qui découleront du non-respect de leurs revendications. Tout ceci, dans la perspective d’ouvrir une information judiciaire.

Cela étant, la rédaction de First Médiac a essayé d’obtenir quelques précisions. Sinon, la version du président du CSLC pour des raisons d’équité et tuer ce qui jusqu’ici semblait être  à notre  premier avis un fake news tapageur.

Nous lui avons directement  adressé notre sollicitude par courrier électronique via son téléphone portable. Question d’établir enfin la vérité sur cette affaire dite de détournement.

Philippe Mvouo prend la mesure de la situation…

Via un SMS venant de sa part, le président dit « Je suis serein et patient. Je ne peux pas réagir en ce moment où l’attention nationale est retenue par la psychose générale due au coronavirus. »

Le Président de CSLC, Philippe Mvouo de la cérémonie d’échange de vœux

Puis il ajoute « J’attends donc tranquillement que le confinement soit levé pour convoquer une session extraordinaire médiatisée. Je répondrai alors à cette occasion. »

Pourtant ‘‘à situation exceptionnelle, mesure aussi exceptionnelle’’, Philippe Mvouo devrait peut-être vite convoquer cette session extraordinaire dans le strict respect des normes et usages barrières liés à la lutte contre le covid-19. Car ce n’est plus un secret de polichinelle. Cette crise attise les passions et révèle au grand jour, les mauvais rapports de gouvernance entre le président du CSLC et ses collaborateurs immédiats. Sans parler d’une certaine gestion financière à ‘‘double vitesse’’.

Or, ladite gestion devrait être à notre humble avis, concertée et transparente. D’une part, dans le strict respect des prérogatives de l’ordonnateur et du gestionnaire, d’autre part. La maison Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication en sortira affermit. Pour que la suspicion et les vieilles rancœurs n’entachent pas la notoriété de cette noble institution juridique !

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