Trois présumés trafiquants ont été pris en possession d’une peau de panthère et de deux (2) pointes d’ivoire sectionnées en quatre morceaux. Une de leurs complices a été, quelques heures après, rattrapée. Ces interpellations ont eu lieu ce 18 octobre 2026 à Nkayi dans le département de la Bouenza et ensuite à Dolisie dans le Niari.
Les quatre présumés délinquants fauniques ont été interpellés par les services de la gendarmerie nationale en poste à Madingou et Nkayi dans le département de la Bouenza et à Dolisie dans le Niari. Cette opération a été menée en collaboration avec les agents de la Direction départementale de l’économie forestière, bénéficiant de l’appui technique du projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF). Les individus interpellés seront présentés devant le parquet de la République, près le tribunal de grande instance de Madingou, afin de répondre de leurs actes.
Les quatre individus ont été interpellés pour les délits de détention, circulation et commercialisation des trophées d’espèces animales intégralement protégées, en l’occurrence, la panthère et l’éléphant. Parmi ces quatre individus interpellés, trois ont transporté ces produits de faune de Dolisie jusqu’à Nkayi dans le seul but de les vendre. Plusieurs autres complices seraient en cavale. Les quatre individus seraient fortement impliqués dans ce business.
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L’éléphant et la panthère étant des espèces animales intégralement protégées, la loi congolaise condamne la détention, la circulation et la commercialisation des trophées de ces espèces. Les contrevenants risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA conformément à la loi.
Le braconnage et le commerce illégal des produits de faune conduisent à l’extinction des espèces animales sauvages. Selon le rapport Planète Vivante 2026 du WWF, de 1970 à 2022, la taille des populations de vertébrés sauvages suivies en Afrique a diminué de 80 % en moyenne. Les effectifs des éléphants de forêt d’Afrique ont chuté de plus de 60 % lors des dernières décennies. Leur déclin menace la régénération des forêts, les services écosystémiques et le stockage du carbone.
Le Congo, conscient de cette menace, est fortement engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction. Il reste vigilant et sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. L’article 27 de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées, est aussi explicite : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction ».
