Les avocats des parties en conflit dans le procès d’annulations des décisions issues de la dernière assemblée générale extraordinaire de la FECOJU-DA, sont passés enfin à l’ultime épreuve: les plaidoiries. Ce jeudi 3 janvier 2019 devant les juges-arbitres de la CCAS.

Prévu pour 10h, c’est finalement à 11h que ces plaidoiries se sont déroulées dans la salle d’audience de la CCAS, suffocante de chaleur humaine et conquise de toute part par les proches et judokas acquis d’une part, à la cause du plaignant Marien Ngouabi Ikama. Et de l’autre, par des proches, judokas et supporteurs de l’accusé Francis Neyl Ata Assiokarah. Donnant ainsi à cette séance, toute l’allure d’un vrai combat de judo.

Apres le mot introductif de la chambre formulé par Maitre Michel Kaboul Mahouta, président de ladite chambre, l’entame des premières joutes verbales a été amorcée par Yvon Ibouanga, avocat de la partie demanderesse. Ce dernier avec son éloquence légendaire a pendant près d’une heure et demie sublimé l’assistance avec ses tournures enchanteresses. En étayant point par point, le dossier dans le sens d’obtenir de la CCAS, l’annulation pure et simple des clauses arrêtées par les 2/3 de votants, mal composés par Francis Ata, suivant une procédure aussi biaisée que contraire à l’esprit des textes fondamentaux de la FECOJU-DA dans le but de destituer l’actuel président. L’avocat a même précisé que: ‘‘le dossier de la défense porte les germes de sa propre destruction et que lui jouait un penalty sans gardien ».

Pour la partie défenderesse, les deux avocats ne se sont pas pour autant laisser intimider par les envolées verbales de leur confrère adverse. Usant tantôt des mots de son propre langage, battant en brèche l’accusation de tentative de destitution de Marien lkama par Francis Ata, les avocats ont mis en avant la léthargie de l’actuel président à réagir promptement aux attentes des budokas et de gouverner sans partage. Au finish, ils en appellent à la sagesse de la CCAS pour statuer sur la tenue d’une assemblée générale qui traduira l’expression et la volonté de la grande majorité.

La séance a été suspendue à 14h, et la chambre s’est retirée pour tirer toute les conséquences de cette sempiternelle affaire. Le verdict sera rendu ce lundi 7 janvier 2019.

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