Déjà cinq cas confirmés à ce jour. Alors que le citoyen lambda lorgnait les frontières de la République Démocratique du Congo (RDC), jugées probables à laisser s’infiltrer le Coronavirus à Brazzaville. Sa profonde indignation est que le virus couronné soit rentré par la grande porte, l’aéroport international Maya-maya. Depuis lors, la psychose règne.

L’inquiétude est très palpable dans le regard et les habitudes des Brazzavillois. Ce, malgré leur sens d’humour au quotidien ainsi que leur hospitalité légendaire. En effet, tous savent qu’à tout moment et n’importe où, la pandémie peut frapper comme une foudre invisible et silencieuse à leur porte.

Désormais, ce mal de vivre se mêle sans cesse à toutes les conversations, même les moins désirées. Chacun, use de son propre langage selon son bagage intellectuel ou son ignorance de tout (notamment sur l’évolution de l’actualité). Optimistes ou pessimistes, la conclusion des uns et des autres reste la même « … avec notre système de santé déjà fragile pour assurer une meilleur prise en charge, que Dieu nous garde du pire ! »

L’inquiétude s’installe dans les moyens de transport

Sans jeter l’huile au feu, le pire est bien là. Ce, depuis la sonnette d’alarme lancée sur les ondes de RFI, un certain 9 mars. Lorsque les passagers nantis en provenance de France ont bravé la circulaire du gouvernement prévenant sur les risques de propagation du Covid-19. De là, jusqu’au 12 mars, le porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla en affirmait la présence dans la capitale verte.

Le premier infecté, Jean Baptiste Diathoud (qui a séjourné à Amsterdam au Pays-bas), conseiller du premier ministre, Clément Mouamba. Sa femme de nationalité française et son enfant ont été mis en quarantaine. Depuis, les réactions du côté de l’ambassade de France au Congo « en raison de l’évolution sanitaire au Congo et de la signalisation d’un premier cas positif au covis-19, l’ambassadeur de France au Congo a décidé de la fermeture des établissements d’enseignement français au Congo, Lycée Charlemagne à Pointe-Noire et Saint Exupéry à Brazzaville. » y compris l’Institut français au Congo (IFC),vidé de tout son personnel et interdit à toute visite jusqu’à nouvel ordre, ont su tétaniser le plus robuste d’entre nous.

Entrée Institut Français du Congo fermée
Ecole Saint-Exupéry de Brazzaville fermée
Un élève portant une bavette

Côté congolais, les mesures préventives du gouvernement énoncées par son porte-parole et la ministre de la santé ont fait surgir à Brazzaville, sous un soleil accablant, le port des bavettes (appropriées ou non médicales) vendues à la sauvette au travers les grands marchés et coins de rues. Puis, les gants (synthétiques et en coton) ainsi que l’usage constante des gels alcoolisés font désormais partie des gestes à accomplir chaque jour pour échapper à la menace Covid-19.

Ce 19 mars, l’entrée en vigueur de la récente déclaration du gouvernement, lue par le premier ministre Clément Mouamba énonce des mesures plus contraignantes avec la confirmation de deux nouveaux cas. Cela illustre parfaitement que les possibilités de voir s’étendre la redoutable épidémie restent probantes.

D’autant plus qu’au-delà de ces mesures, les grands marchés et les moyens de transport en commun (STPU, communément appelée Mal à l’aise et minibus) constituent à n’en point douter, des foyers de concentration humaine susceptibles d’étendre  la contamination.

Les transports en commun au marché Total/Bacongo, deuxième arrondissement

L’heure n’est donc plus au simple discours, mais à l’application de toutes les mesures possibles pour éviter une calamité publique. Au-delà du gouvernement, l’implication de tous est vivement sollicitée pour se protéger soi-même en protégeant ainsi les autres.

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