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La Direction générale de la pharmacie et du médicament, segment du ministère de la santé, a échangé avec les journalistes le 11 Août dernier sur le nouveau règlement devant désormais régir la commercialisation des médicaments de qualité, au cours d’un déjeuner de presse à Brazzaville.

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Ce moment d’échangé a été l’occasion toute choisie pour le Directeur général, le docteur Boniface Okouya Auréole par sa fonction de Secrétaire Général de l’Agence Africaine de réglementation pharmaceutique, de mettre à la disposition des professionnels des médias toutes les informations nécessaires pour éclairer leurs lanternes sur ce nouveau règlement et sanctions lies aux infractions de la vente de faux médicaments.

Aussi, sur toutes les actions présentes et avenirs que cette structure met en œuvre pour préserver les populations des méfaits de ces médicaments prohibés (200.000 morts en Afrique suite à une mauvaise prescription d’antipaludéen).

Docteur Boniface Okouya, Secrétaire Général de l’Agence Africaine de réglementation pharmaceutique

A cet effet, dès l’entame de ses propos, le docteur Boniface Okouya après avoir fait la présentation de cette nouvelle réglementation, a épinglé plusieurs scènes de vie courante où très souvent les populations sous -informées préfèrent se faire soigner avec ces faux médicaments vendus aux coins des rues et dans les marchés.

Certes vendus à bas prix, mais aux conséquences bien désastreuses. “imaginez une maman dont l’enfant souffre de palu qui va préférer acheter un faux médicament à 300 F CFA au marché au lieu de se rendre en pharmacie pour un produit de qualité au prix de 1200 F CFA. Puis, des mois plus tard ce produit à faible prix sera malheureusement la cause immédiate d’une complication ou d’un décès”

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D’où les journalistes au-delà de plusieurs préoccupations soulevées en vue de la réussite de l’applicabilité de ces nouvelles normes sur tout le territoire national partant de Brazzaville, ce avec tous les moyens et la logistique adaptée, ont été vivement sollicité à faire le relais de toutes ces informations au bénéfice des populations.

La séance des questions-réponses

Et, parmi tant d’autres sanctions que comporte ce règlement, il ressort que dorénavant même le vendeur de 3 simples boîtes de médicaments prohibés sur l’étalage, est passible de 3 à 5 mois d’emprisonnement sans sursis, assortie d’une amende située entre 300.000 et 5 millions F CFA.

Toutefois, de nouvelles agences et  Dépôts de produits certifiés seront sous peu implantés à travers le pays pour ravitailler les hôpitaux et pharmacie dans les grands centres (par des grossistes-répartisseurs), avec la possibilité de crédit de médicament à rembourser, seront alloués à de jeunes pharmaciens et anciens infirmiers (de bonne probité morale) en manque de moyens a-t-on appris !

Cela dit, plusieurs observateurs sont cependant sceptiques du fait que malgré la traque et la saisie des faux médicaments, bon nombre de ces produits (Doliprane, Positon, Tramadol, etc…) sont encore vendu à travers les couloirs des hôpitaux.

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