La grève déclenchée le 12 février 2026 au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU) continue de paralyser partiellement le plus grand établissement sanitaire du pays. Deux semaines après le début du mouvement, les services tournent au ralenti, laissant patients et familles dans l’incertitude.
À l’origine de cette grève, les syndicats du personnel médical dénoncent des arriérés de salaires, le manque d’équipements adéquat ainsi que des conditions de travail jugées précaires.
Malgré la grève, un service minimum reste assuré, notamment aux urgences et dans certaines unités sensibles. Toutefois, de nombreuses consultations et interventions programmées sont reportées. Dans les couloirs de l’hôpital, l’affluence a diminué, mais l’angoisse des malades demeure palpable.
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Des familles témoignent de leur inquiétude face aux retards de prise en charge. « Nous comprenons leurs revendications, mais ce sont les malades qui souffrent », confie un proche de patient sur la chaîne Vox TV.
Les autorités sanitaires ont appelé au dialogue afin de trouver une issue rapide à la crise. Des discussions seraient en cours entre la direction du CHU, le ministère de la Santé et les représentants syndicaux. Jusque-là, aucun accord définitif n’a encore été annoncé.
Le mouvement de grève maintient la pression sur les autorités compétente dans un contexte sanitaire déjà fragile dans le pays. Une situation qui met une nouvelle fois en lumière les défis structurels du système de santé congolais.
