Photo de famille

La Dynamique des ressortissants de Pikounda pour le changement (DRPC) et la Société internationale de linguistique (SIL) ont échangé le 12 juin, avec les natifs de Pikounda sur les atouts que possède la SIL en vue de hisser la langue Bongili à l’échelle nationale.

Dans le souci de promouvoir et faire valoir le Bongili, une langue vernaculaire peu connue des Congolais, la communauté éponyme s’est entretenue avec la version Congo de la Société internationale de Linguistique autour du thème ‘‘SIL-CONGO ensemble avec la Communauté « BONGILI » pour sauvegarder la langue Bongili.’’

D’entrée de jeu, Christian Vitamani, un natif du terroir a d’abord exhibé « la sagesse ancestrale bongili » à travers le cycle de vie d’un bananier qui produit aisément un régime de bananes ainsi que plusieurs autres bananiers lorsqu’il est planté dans un endroit propice. Ce bananier passera ensuite le témoin à la génération future qui pousse d’ailleurs de ses racines et parfois lui servira même d’appui une fois atteint la maturité.

L’exhibition de la sagesse ancestrale bongili à travers un bananier

Prenons la parole, le Coordonnateur des projets de la SIL, Armel Bosso a centré son exposé sur quelques questions fondamentales, à savoir : « qui parle sa langue ?  Qui parle sa langue à ses enfants ? Et qu’est-ce qui fait que vous soyez appelé Bongili ?»

Selon lui, cet exercice permet à qui que ce soit de connaître son identité car « l’identité de la personne se détermine à travers sa langue. »

Poursuivons, il estime que la DRPC a fait un pas indispensable dans la mise en valeur de sa langue. « Les langues congolaises étant en voie de disparition, nous devrions nous mobiliser pour sauver ces dernières afin d’en éviter. La langue Bongili moins connue au Congo, doit être promue comme toute autre langue en danger. Nous félicitons entièrement ladite Communauté pour cette avancée. Dans l’unité nous évoluerons. Nous appelons ainsi d’autres Communautés à se joindre à nous pour pérenniser cette initiative louable  » a exprimé Armel Bosso.

Armel Bosso, Coordonnateur des projets SIL

Par ailleurs, la SIL est une société à but non lucratif et engagée au service des communautés linguistiques du monde entier. Présente en République du Congo depuis 1986, elle œuvre dans la mise en valeur des langues congolaises.

Connaissant l’importance de la recherche linguistique qui est l’une des bases sur lesquelles reposent les domaines en langue, tels que l’alphabétisation et la traduction, le partenariat SIL-DRPC pourrait favoriser l’élaboration de matériels didactiques et la rédaction de divers manuels d’alphabétisation, à l’instar de la Bible.

L’ascension de l’apprentissage des langues européennes et asiatiques notamment l’Anglais, le Français, l’Italien, l’Arabe et le Chinois en République du Congo est devenue quasiment incontournable. Ce qui laisse croire à une menace de disparition des langues vernaculaires si l’on y prend garde.

C’est dans ce sens que la Dynamique des ressortissants de Pikounda pour le changement s’est portée garante pour sauver, ensemble avec la SIL, leur langue le Bongili.

Le Vice-président Jean Ngouabi Ossété et son Secrétaire général Brel Dupleix Djimbaye

Représentée au cours de la cérémonie par son vice-président Jean Ngouabi Ossété et son secrétaire général Brel Dupleix Djimbaye, la DRPC est une association apolitique qui œuvre pour la sauvegarde de la culture bongili depuis 2017.

Notons que le peuple Bongili se trouve en grand nombre dans le département de la Sangha.

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