Une vue de la séance de travail

La secrétaire exécutive du conseil consultatif de la femme, Antoinette Kebi a lancé ce 02 juillet, une série d’échanges avec les femmes issues de différentes catégories socio-professionnelles, dans l’objectif de recueillir leurs propositions face aux problèmes qui minent leur développement.

En dépit du manque de moyens financiers dû à la crise économique qui a touché la République du Congo, empiétant ainsi sur la mise en œuvre de son programme d’action de l’année en cours, le conseil consultatif de la femme a jugé bon d’organiser des échanges avec les groupements de femmes courant juillet et septembre 2021.

La première réunion a donc débuté ce 02 juillet, avec les femmes responsables des groupements coopératifs de Brazzaville. Au total 9 groupements coopératifs y ont pris part dont ‘‘Vision femmes et développement’’, ‘‘La terre ne ment pas’’, ‘‘Action-création et développement’’ ainsi que la coopérative ‘‘EDDEN’’.

La secrétaire exécutive du CCF, Antoinette Kebi

Dans son mot de circonstance, Antoinette Kebi a tout d’abord présenté le conseil consultatif de la femme qui est « une structure étatique instituée par la Constitution de la République du Congo. Il a pour missions principales d’émettre des avis au président de la République sur les questions liées à la condition de la femme et de faire des suggestions au gouvernement visant à promouvoir l’intégration de la femme au développement. »

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Poursuivant, elle a signifié aux participantes que le secrétariat exécutif permanent « entend recueillir vos propositions sur les problèmes préoccupant les femmes issues des groupements coopératifs, avant d’en faire suivant leur pertinence, l’objet d’écoute, d’étude et d’alertes à l’attention du chef de l’Etat ou au gouvernement. »

L’organisation de ces réunions qui regroupent les femmes par secteur d’activité spécifique est d’une importance capitale.  Elle favorise la liberté d’expression puisque chaque participante utilise la langue qui lui paraît familière.

Alphonsine Ossélé_représentantes des groupements coopératifs de Brazzaville

La représentante des regroupements coopératifs de Brazzaville, Alphonsine Ossélé souligne « nous sommes ravie d’avoir eu un échange avec le conseil. Cette réunion nous permet d’espérer à une solution de la part de l’Etat congolais à notre égard parce que les mamans travaillent dans les conditions précaires. Si une femme tombe malade, elle ne peut plus évoluer. » Avant d’ajouter « nous voulons que la femme au niveau des coopératives soit plus émancipée. Nombreuses d’entre nous ne maîtrisent pas la vie en coopérative. Cette première rencontre riche en information est toute bénéfique pour nous. »

Nkana Douciane, gestionnaire à la Coopérative EDDEN

Quant à Nkana Douciane, gestionnaire à la Coopérative EDDEN spécialisée dans l’agriculture biologique, évoluant également dans la pisciculture et la production animale, elle indique qu’« il est difficile pour la femme d’être en compétition dans le secteur avec l’homme. Le Bio coûte cher et nous vendons nos produit sur marché local. Si l’on peut nous subventionner, ce sera profitable pour nous. »

Une Photo de famille

A noter que cette séance de travail du conseil consultatif de la femme avec les représentantes des groupements coopératifs de Brazzaville est organisée en prélude à la célébration de la journée internationale des coopératives, que l’humanité célèbre chaque premier samedi du mois de juillet.

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