Le marché public de Matari a vu le 6 août 2020, ses étals occupés par les commerçants dans la matinée sous d’énormes disputes des places.

Il a été construit en 2009, pour accueillir les commerçants venus de l’esplanade de la télévision nationale.  L’ouverture de ce lieu public a plongé certaines vendeuses sont dans l’allégresse. D’autres par contre, désespérées front fermé, l’air tendu, ne savent à quel saint se vouer.  Elles se sont groupées, motivées par le désarroi, parlant toutes haut et fort au même moment.

Une ambiance quelque peu sinistre plongeant ainsi ces commerçantes dans le chaos. Un grand bruit s’est fait entendre, suite à des disputes des places au regard étonnant des habitants du quartier 903 Matari, où le fameux marché est érigé à quelques encablures du Centre national de radio-télédiffusion nationale (CNRTV).

La présidente de l’association des vendeurs du marché Nkombo, Marie- Louise Oniangué rassure « toutes les vendeuses et les vendeurs qui étaient à l’esplanade de la télévision nationale ont eu des places, puisque ce marché a été construit pour eux. Les commerçants qui n’ont pas pu obtenir des places, ce sont  ceux-là qui sont venus bien après. »

Poursuivant, elle tempête qu’« ils nous ont d’abord dit que le marché sera en étage. Au lieu qu’on construise un grand marché, (…). Mais la réalisation est autre. »

Marché Nkombo

Avec un total de 324 places numérotées, toutefois la liste des commerçants enregistrés présente 378 noms. Les agents de la mairie qui prélèvent déjà les tickets au premier jour de l’ouverture du marché n’ont pas voulu nous éclairer la situation.

Fort de ce constat, nous avons joint le chef du quartier 903 Matari, Paul Okana qui se dit étonné dès qu’il a appris de l’ouverture de ce marché, le même jour.

Au cours de l’interview à son domicile, Paul Okana retrace d’abord l’historique du marché moderne. Selon lui, le marché a commencé à l’esplanade du CNRTV à l’époque où il était encore chef de bloc. Le marché  a été déplacé de quelques mètres précisément, au croisement de l’avenue du CNTV et la rue 9 mai.

De là, il devient chef de quartier où pendant plusieurs années, les commerçantes ont eu des confrontations avec la mairie de Djiri, sans pourtant l’associé dans le processus, poursuit-il.

Abordant la question de la répartition des places qui divise les vendeuses, le chef du quartier estime que certaines « sont venues intégrées le marché moyennant les pots de vin ». Pourtant, l’Etat avait construit le marché par rapport à une centaine de femmes recensées à l’ancien marché où tout a commencé, a-t-il évoqué.

La façade du marché Nkombo

A cet effet, il souhaite que ces femmes puissent vendre sur la chaussée au moment où leurs doléances sont en cours d’analyse. « Même si les unes sont à l’intérieur, les autres peuvent être dehors. La solution ne peut être que celle-là. La façade du marché est vaste, il suffit seulement que les agents de la mairie viennent faire des rangers et laisser des allées. » a-t-il renchéri.

Une ouverture en pleine crise sanitaire

Bien que l’affaire du marché soit du pouvoir de la mairie, il n’est pas à ignorer que la Covid-19 sévit dans le pays. Sur ce, « la distribution des places doit obligatoirement respecter la distanciation. Parce qu’on retrouve les femmes serrées sur les étals. C’est là où Monsieur Okana s’oppose parce que nous devons quand même respecter les recommandations du gouvernement. » a dit le chef du quartier.

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