Amour, une jeune vendeuse à Sangolo au quartier OMS/Crédit photo Lebon

L’allègement du couvre-feu, dorénavant de 23 heures à 5 heures du matin, permet aux acteurs œuvrant dans le secteur informel de rehausser leur chiffre d’affaire. Un secteur lourdement paralysé depuis le 31 mars dernier, suite aux mesures prises pour freiner la propagation du covid-19.

Le secteur informel a subi durant six mois le rythme de l’état d’urgence sanitaire imposé par le gouvernement congolais. Avec l’instauration du couvre-feu de 20 heures à 5 heures, la plupart des activités informelles pratiquées la nuit ont été en berne. Les petits commerces dont le taxi, grillades, terrasses, restaurants et bars ainsi que les dépôts de boissons ont été durement touchés.

Viviane, une vendeuse de grillades communément appelé ‘‘Toumbasse’’ tempête « cette période était très difficile pour mon commerce car rien ne marchait vue l’heure imposée par le couvre-feu. J’ai subi des méventes. Alors, il m’a fallu réduire la quantité de la marchandise ».

Vente des grillades

La situation a durement frappé les vendeuses de benniers, les tenants et ouvriers des lavages, parkings et des cabines téléphoniques. Ils ont été contraints d’arrêter leurs activités très tôt pour éviter de tomber sous le coup de la loi.

Un allègement satisfaisant

A ce jour, grâce à la prorogation des heures du couvre-feu, il est impossible de parcourir Brazzaville, sans autant trouver ces activités qui s’exercent tantôt dans les rues ou dans les domiciles. L’oxygène de nombreuses familles congolaises semblent être revitalisé.

Solo, un gérant d’une boutique d’alimentation sur l’avenue de France, exprime sa foi en de termes « Je suis heureux car je pourrai désormais vendre jusqu’à 22 heures ».

L’allègement du couvre-feu de 23 heures à 5 heures vient décrisper le secteur informel dont les activités deviennent de plus en plus rentables à partir de 20 heures.

Les chauffeurs de transport en commun qui n’ont pas pu totaliser leur recette dans la journée, souvent écrasante par les embouteillages, vont saisir le moment pour combler le vide. Tsouaba Tsika Florent, un taximan confie « Cette mesure est plus que la bienvenue. Elle nous permettra de totaliser nos recettes. Pour bien travailler, je commerce de 5 heures pour terminer à 22 heures ».

Des femmes en pleine activité informelle

De même, un commerçant ambulant témoigne « Je suis à Massengo. Avant, il fallait se bousculer pour dès 18 heures pour avoir un moyen de transport afin de regagner la maison. Parfois, rien n’a marché le long de la journée. Mais là, on respire un peu ». dit un passant.

C’est mieux la fin de l’Etat d’urgence

La crise sanitaire due au covid-19 a rendu très pénible le climat d’affaire. Selon la Fédération du secteur de l’informel en République du Congo, ¾ des activités économiques sont dans l’informel du secteur primaire, secondaire ou tertiaire. Ce secteur participe à la vie économique et reste à ce jour, le plus grand pourvoyeur d’emploi.

Le rapport du FMI, démontre que le secteur occupe 20 à 65% du PIB des pays de l’Afrique Subsaharienne.

L’allègement du couvre-feu que les citoyens lambda, acteurs sociaux et ceux de la société civile appelaient de tous les vœux, devrait être mieux la fin de l’Etat d’urgence sanitaire. Car, cette restriction asphyxie toujours les petits commerces.

 

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