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Les lampions du colloque international ‘‘De Gaulle et Brazzaville, une mémoire partagée entre la France, le Congo et l’Afrique’’ se sont éteints dans la soirée du 28 octobre sur une note positive. Du point de vue de plusieurs recommandations formulées par les experts.

Le collège d’historiens et autres experts ont au terme de deux jours de fructueux débats, décidé que « les chefs d’Etats africains mettent à la disposition des enseignants chercheurs des moyens conséquents pour écrire les archives ; pour effectuer librement les déplacements sur les sites historiques ; d’assurer l’édition des livres d’histoire et les frais de déplacement à travers les anciens pays de l’AEF et la France ».

Ensuite, à leur propre égard, les enseignants chercheurs se sont fixés le devoir « de mener des investigations archivistiques pour meilleur connaissance des matériaux de l’histoire de l’Afrique ; revisiter les mémoires communes à la France, au Congo et de maîtriser toutes les sémantiques coloniales ».

Enfin, ces éminences grises venues des quatre coins du monde exigent à la France « l’élévation d’une stèle en mémoire des soldats africains et de Madagascar ; de contribuer aux frais de rédaction des manuels didactiques et de faciliter l’accès aux différents dépôts d’archives ».

Palais des Congrès de Brazzaville

A noter que les débats de qualité menés par les participants à l’occasion de la commémoration des 80 ans du manifeste de Brazzaville se sont axés sur plusieurs thématiques, entre autres : les femmes congolaises au temps de la France libre (1940-1944) exposé par le professeur scholastique Dianzinga, spécialiste de l’histoire des femmes du Congo.

Participation du Cameroun à la libération de la France explicité par la Docteur Wanya Bonguen Oyongmen, Maîtresse de conférences en histoire militaire du Cameroun.

De Gaulle, Boganda et la décolonisation, présenté par le professeur Simiti, Spécialiste de l’histoire des civilisations des mondes africain, arabe et asiatique, de la RCA.

De Gaulle et la décolonisation du Congo-Belge, soutenu par le professeur Isidore Ndaywel è Nziem, historien et linguiste, de la RDC.

L’ordre de la libération et Brazzaville, par Vladimir Trouplin, Conservateur du musée de l’ordre national de la libération de la France, exposé en visioconférence depuis Paris en France.

Ainsi, c’est autour de trois principaux axes : le général Charles De Gaulle et Brazzaville : l’histoire des rencontres (1940-1958), De Gaulle et la décolonisation (1958), l’image du général De Gaulle, construction d’un mythe, que cette grande retrouvaille a permis de concilier les points de vue et les approches des uns et des autres sur l’essentiel à retenir de l’histoire de la colonisation.

Aussi, sur l’implication des Africains dans la deuxième guerre mondiale et plus tard leur complète émancipation au cours de la vague des indépendances à partir des années 50.

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