Un nouvel rebondissement dans la crise qui fractionne la Fédération Congolaise de Judo et Disciplines Associés (FECOJU-DA). Il s’agit de l’ouverture ce 05 Décembre 2018 du procès autour d’un vice de procédure et abus de pouvoir dans la gouvernance de cette fédération, contrairement à l’esprit des textes fondamentaux. L’affaire oppose Marien N’gouabi Ikama, président de la FECOJU-DA à son Premier vice-président Neyl Francis Ata Asiokarah.

L’audience aussitôt ouverte par les juges de la Chambre de Conciliation d’Arbitrage et de Sport a été reportée pour le 19 Décembre prochain, à la demande de la partie défenderesse qui a obtenu de la cour un temps de répit pour mûrir sa connaissance du dossier.

De son côté, Marien N’gouabi Ikama, l’initiateur de la plainte est sortie de la salle d’audience très serein : ‘‘Je ne suis pas venu ici pour gagner quelque chose, mais c’est essayer de comprendre pourquoi tant de désordre que les gens essayent d’emmener dans le judo. C’est aux juges de nous départager. Donc, nous n’attendons que (…) pour savoir pourquoi y a eu tout ce désordre au sein de la FECOJU-DA. Y’aura pas un gagnant et un perdant, c’est à la CCAS de trancher et dire le droit conformément aux statuts et règlement intérieur’’.

La même quiétude d’esprit a aussi habité l’accusé Neyl Francis Ata Asiokarah qui a salué cette démarche judiciaire. Cela lui permettra de décortiquer tout le fond de cette affaire. ‘‘Je ne suis pas surpris que l’ancien président de la fédération m’a porté plainte. Tout simplement  parce qu’il y a eu des soucis dans l’ancien bureau. (…) On se retrouve devant la justice pour mettre la lumière sur le problème du Judo pour que le Judo congolais puisse évoluer’’.

Justement, s’agissant de l’affaire qui oppose ces deux grands maîtres de Judo et responsables de la bonne marche de  la FECOJU-DA, la plainte situe le conflit sur la dissolution du bureau exécutif ainsi que la création et l’installation du comité de normalisation pour la gestion du Judo congolais en lieu et place de la fédération. Comme décidé lors de la dernière assemblée générale extraordinaire tenue le 26 Décembre 2017 à l’insu et sans autorisation (semble-t-il) du ministère des sports et du comité national olympique et sportif congolais.

Cette fameuse assemblée a été convoquée par l’accusé Neyl Francis Ata Asiokarah suivant la loi n°001 du 11 novembre 2017, sans cependant avoir reçu au préalable le mandat du bureau exécutif, précise le plaignant Marien N’gouabi Ikama. Toutefois, l’autre partie affirme avoir reçu le soutien des 2/3 des membres du bureau exécutif, selon l’article 12 des statuts de la FECOJU-DA. Affaire à suivre…

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