Pascal Tsaty Mabiala

Le chef de fil de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala, souvent taxé de faire le jeu du pouvoir par une certaine opinion, en a tordu le cou à travers une sévère critique à l’endroit du régime en place au cours du jeu des questions-réponses avec la presse.

Pascal Tsaty Mabiala s’adresse à la presse congolaise

Briser la glace et rompre le silence devenus une sorte d’omerta au sein de l’opposition congolaise depuis un certain temps. C’est à ce jeu périlleux que le premier secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie sociale (UPADS)  et chef de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala s’est donné à cœur joie, face à la presse. Ce, à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an spécialement aux chevaliers de la plume et du micro, en présence des cadres et militants du parti.

Au cours de la cérémonie, Pascal Tsaty Mabiala intransigeant et égal à lui-même a situé les journalistes sur le devoir d’impartialité et le sens aigu de professionnalisme dans l’exercice de leur métier. « Mais ailleurs, y a de groupements de journalistes qui défendent bec et ongles leur profession qui ne se laissent pas instrumentaliser y compris par l’Etat. Le fait d’être journaliste fonctionnaire, vous avez comme les mains et les pieds liés : je ne peux pas aller couvrir une activité de l’opposition parce que je vais perdre mon poste. Si vous êtes habité par ces idées, quittez la fonction, changez de métier. Parce que votre métier est un métier à risque. Et, aussi un peu de sacerdoce parce que vous ne gagnez pas assez d’argent. ( …) Prenez en conscience si jusqu’ici vous n’en avez pas pris mes frères. », pointant du doigt le parterre des journalistes congolais qui selon lui devraient s’approprier les acquis des droits de l’Homme, de la conférence nationale avec le même que les confrères de la République Démocratique du Congo.

Un parterre des journalistes

Puis, répondant à la question sur le non-fondé de sa dernière proposition sur la transition et le report de la présidentielle de 2021, Pascal Tsaty Mabiala l’a recadré que « si c’est un problème infondé qui n’existe pas, alors Tsaty Mabiala mais vous prêchez dans le désert… Mais si vous en reconnaissez l’intérêt pour le peuple congolais, pour la paix (…) nous somme le dernier pays en matière électorale en Afrique a organisé les élections par l’administration publique, par le gouvernement… la CNEI dont on parle, elle ne prend le service qu’à la veille du scrutin. Toutes les opérations en amant sont réalisées par le ministère de l’intérieur par le bien de la direction générale des affaires électorales… ». Tout en boudant la réaction du ministre Collinet Makosso sur RFI à ce sujet. Ce dernier serait encore un novice du Parti Congolais du Travail (PCT) pour avoir mal interprété ses propos.

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S’agissant de sa propre lecture de l’action de l’opposition congolaise aujourd’hui, Pascal Tsaty Mabiala a reconnu les grandes faiblesses qui la caractérisent depuis des lustres. « C’est une opposition qui se fonde sur rien. Tout sauf Sassou. Hier c’était tout contre Lissouba. Regardez le groupement FDU, c’était un panier à crabes. Là y avait les socio-démocrates, les communistes du PCT, les libéraux du MCDDI (…) mais ça ne dure pas. Et nous même aujourd’hui, c’est presque la même chose. On ne veut pas voir Sassou (…) mais en réalité, une opposition repose, sur un projet, sur un programme. Elle se donne un chef. Nous n’avons pas eu le temps, nous encore d’en avoir un. Et, ce que j’ai proposé à mes amis du FROCAD-IDC au lendemain de l’élection présidentielle. Est-ce qu’on se connaissait même entre nous ? ».

FROCAD-IDC (DR)

« La liberté, c’est vous-même qui devriez l’arracher. Ne l’attendez pas de quelqu’un. Aucune liberté n’a été offerte dans le monde. 1789, la première révolution française a ouvert la voie à ce combat pour la liberté, pour la vie, pour le droit de l’Homme. Et, c’est à chacun individuellement ou collectivement de faire le reste. » a été l’interpellation majeure de Pascal Tsaty Mabiala à la presse qui devrait dorénavant assumer toute sa responsabilité dans le processus de développement du Congo et l’instauration d’une réelle démocratie.

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