Ouesso : le détenu Jonas Fred Makita dénonce un « déni de justice » et entame une grève de la faim

Jonas Fred Makita

Depuis sa cellule de la maison d’arrêt de Ouesso, Jonas Fred Makita affirme être victime d’une détention arbitraire et d’un déni de justice. Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Justice, le détenu dénonce de nombreuses irrégularités dans la procédure judiciaire engagée contre lui et réclame le respect de ses droits fondamentaux. À ce stade, les autorités judiciaires concernées n’ont pas réagi publiquement à ces accusations.

Détenu à la maison d’arrêt de Ouesso, dans le département de la Sangha, Jonas Fred Makitaaffirme avoir adressé, le 22 juillet 2026, une lettre ouverte au ministre de la Justice, garde des Sceaux, afin d’alerter sur ce qu’il qualifie d’arrestation et de détention arbitraires ainsi que dedéni de justice.

Dans ce document, largement relayé sur les réseaux sociaux, l’agent municipal indique avoir décidé d’entamer une grève de la faim pour dénoncer sa situation judiciaire. Au moment de la publication, VM Médias précise « n’avoir pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l’ensemble des faits rapportés dans cette correspondance, tandis qu’aucune réaction officielle des autorités citées n’avait été rendue publique. »

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Une procédure judiciaire que le détenu juge entachée d’irrégularités

Selon Jonas Fred Makita, deux plaintes ont été déposées contre lui à Dolisie. La première concernait des faits de diffamation contre les cours et tribunaux, tandis que la seconde portait sur des accusations d’outrage à magistratet de dénonciation calomnieuse.

Le détenu affirme que la première plainte aurait été rejetée par le tribunal de grande instance de Ouesso, au motif que le président de la Cour d’appel de Dolisie ne disposait pas d’un mandat lui permettant d’agir au nom de l’institution judiciaire.

Une arrestation que Jonas Fred Makita estime incompréhensible

Dans sa lettre, Jonas Fred Makita explique avoir été interpellé à Pointe-Noire le 9 janvier 2026 sur la base d’un mandat d’amener, signé le 22 décembre 2025. Il soutient toutefois que ce mandat faisait déjà référence à une infraction découlant, selon lui, d’une plainte qui n’aurait été déposée que le 25 décembre 2025, soit trois jours après la signature dudit mandat. Une chronologie qu’il considère comme incohérente et qu’il présente comme l’un des éléments illustrant les dysfonctionnements de la procédure.

Lettre de Jonas Fred Makita circulant sur les réseaux sociaux

Après son placement sous mandat de dépôt le12 janvier 2026 à Dolisie, Jonas Fred Makita indique que son dossier a été transféré devant le tribunal de grande instance de Ouesso à la suite d’une décision de délocalisation de son procès rendue le 20 février 2026. Selon ses déclarations, cette mesure devait permettre de garantir une instruction plus impartiale de son dossier.

Le détenu affirme également avoir été transféré à Ouesso le 9 mai 2026après avoir subi des violences durant sa détention à Dolisie. Ces allégations n’ont, à ce jour, fait l’objet d’aucune confirmation officielle.

« Je suis toujours en prison sans jugement », affirme Jonas Fred Makita

Depuis son arrivée à Ouesso, Jonas Fred Makita soutient être maintenu en détention sans avoir été jugé. Il affirme que l’une des plaintes dirigées contre lui aurait déjà été rejetée, tandis que l’autre procédure aurait été renvoyée, faute d’éléments suffisants selon son interprétation du dossier.

Le détenu estime également que sa détention préventive dépasse les délais prévus par la loi, affirmant que son mandat de dépôt n’aurait pas été renouvelé dans les conditions requises. Se disant privé de ses droits, il affirme avoir entamé une grève de la faim afin d’interpeller les autorités sur sa situation.

« Je demande simplement le respect de mes droits »

Dans sa lettre ouverte adressée au ministre de la Justice, Jonas Fred Makita interpelle directement le garde des Sceaux : « Ai-je un problème personnel avec vous, monsieur le ministre ? », avant d’ajouter « Je ne sollicite pas la compassion ni la pitié, mais plutôt le respect des droits. »

À travers cette correspondance, le détenu affirme rechercher non pas un traitement de faveur, mais une application stricte des garanties prévues par la loi en matière de procédure judiciaire et de détention préventive.

Source: VM Médias

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