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La publication de ce nouveau gouvernement a été faite dans la nuit de dimanche à lundi 26 août par le Premier ministre Sylvestre Ilunga, visiblement ému après plus de trois mois de rudes tractations entre les dirigeants de ces deux plateformes politiques en coalition.

Plusieurs nouvelles figures ont été promues (soit 76,9%) parmi les 65 membres du nouveau gouvernement. L’on constate l’arrivée de beaucoup de jeunes qui devront marquer de leur dynamisme l’action du gouvernement en parfaite symbiose avec leurs aînés dont l’expérience n’est plus à démontrer, sans oublier le quota du genre (17% de femmes).

SYLVESTRE ILLUNGA, PREMIER MINISTRE DE LA RDC

Le cas de l’ancien vice-ministre du Budget Willy Ngoopos, nommé vice-Premier ministre en charge des Travaux publics. Ce dernier a dit à nos confrères de RFI qu’ « il n’y a pas de frustration » au sein du PPRD. « C’est la rotation. Vous entrez, vous servez le parti, vous venez aux affaires et à un certain moment, vous quittez les affaires et d’autres vont rentrer. Non, il n’y a pas raison qu’il y ait des frustrations. Je n’ai pas senti cela. »

Et, si quelques anciens ministres ont été reconduit, le très pragmatique porte-parole de l’ancien gouvernement Lambert Mende, ‘‘l’indéboulonnable’’ n’y figure pas, même si son parti le CCU est représenté.

Joseph Kabila et Felix Tshissekedi (FCC-CACH) / photo investiture

Toutefois, d’après les statistiques, le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila avec les deux tiers de la composition de ce gouvernement, semble s’être une fois de plus taillé la part du lion sur le CACH de Felix Tsissekedi. Ce qui ne semble pas plaire à tous les classiques de l’UDPS, le parti cher à son père défunt.

 «… C’est pas moi qui forme le gouvernement, ceux qui forment le gouvernement ont leurs objectifs. (…) or l’UDPS est aujourd’hui pratiquement à genoux… nous sommes dans une très mauvaise situation, alors au lieu  qu’on réagisse positivement, on répète les mêmes choses. » a vivement réagi Corneille Mulumba.

Autre aspect qui fâche dans ce gouvernement est irréversiblement le nombre trop élevé des postes (66 ministres). Cette réalité n’est pas du goût de l’opposition radicale, représentée par Lamuka. En effet, son coordonnateur Jean Pierre Bemba est très vite monté au créneau « Un gouvernement de 66 personnes, ça veut dire 66 cabinets qu’il faudra gérer et qui vont coûter à la République. (…) Le budget de la République s’est largement amenuisé. Il aurait été préférable d’avoir une équipe restreinte, qui aurait accru l’efficacité. »

Jean Pierre Bemba, Lamuka

C’est dire qu’à présent les dés sont jetés pour le président Felix Antoine Tshissekedi Tshilombo, après six mois aux affaires depuis son investiture devrait tant bien que mal convaincre les 81,34 millions de Congolais qui l’attendent au tournant.

VOIR LA LISTE DES MEMBRES DU NOUVEAU GOUVERNEMENT SUR CE LIEN

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