Les journalistes stagiaires et pigistes exerçant dans les médias publics ont vigoureusement exprimé leur indignation devant le ministère de la communication ce 23 octobre à Brazzaville.

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Ce mouvement spontané est la conséquence directe d’un phénomène qui subsiste depuis toujours au sein des services du ministère de tutelle. Il consiste très bizarrement à intégrer à la fonction publique, de nouveaux journalistes au détriment de ceux qui sont  déjà actifs dans les différents organes.

Les manifestants brandissant les pancartes

Sur les lieux, des visages froissés, exprimant le désarroi et la colère soutenus par le tintamarre de concert de casseroles reflétant l’humeur sombre de ces éternels stagiaires.  Armés pour certains de rameaux, de ‘‘vuvuzela’’. Des pancartes, des casseroles et instruments de tout genre, pour d’autres.

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C’est dans cette ambiance trouble, rythmée par des chants et slogans, sous un soleil accablant que ces journalistes ont pris d’assaut l’esplanade du ministère de la communication  sous bonne garde des éléments de la police.

Prêt à en découdre avec qui veut les entendre, ces pigistes en sueur ont donné libre cours à leur indignation « il y a parmi nous nous les stagiaires qui ont commencé à travailler aujourd’hui 20 ans. Il y a eu des promesses d’emploi, de recrutement qui ne nous sont pas parvenus. Malheureusement à la place, nous constatons des gens qui arrivent dans nos médias et qui sortent de nulle part. » a dit Séverin Ngambaye, journaliste stagiaire à Radio Brazzaville, depuis 12 ans.

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Voilà, une triste réalité dont semble avoir hérité l’actuel ministre de ses prédécesseurs. Puisque cette manière de faire tant dénoncée s’est tout de même affirmée aux yeux et aux sus de tous.

Concert de casseroles

Et, cela fait de malheureux parmi les plus dévoués « nous nous rendons compte que la majorité des gens qui sont entrain de servir l’Etat bénévolement depuis des années ne sont jamais pris en compte par le ministère de la communication. C’est pour cela que vous avez vu ce déferlement des jeunes et même les vieux journalistes ici dans le lot. » poursuit notre interlocuteur.

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Au-delà de Radio Brazzaville, le reste des révoltés sont issus de Radio Congo, Télé Congo, Nouvelle République et l’Agence  Congolaise d’Information. Cela illustre bien la généralité de cette situation tant au sein des chaînes publiques que privées.

Au finish, les manifestants ont dépêché leurs représentants auprès du ministre en charge de la communication, Thierry Moungalla pour lui dire de vive voix leurs doléances.

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