Le Tribunal de Grande Instance de Pointe Noire a rendu son verdict, ce 15 septembre, condamnant M. BOUMOUNOU Jarier à un an de prison ferme, assorti d’une amende de 100.000 FCFA. Ce dernier avait été interpellé, le 29 août dernier à Pointe Noire, en possession d’une dépouille de tortue marine et de 123 de ses œufs, qu’il avait l’intention de vendre.   

Le délinquant a été interpellé par une équipe de la Gendarmerie de Pointe Noire à son domicile. Il avait en effet capturé la tortue marine, espèce animale intégralement protégée, sur la plage de Pointe-Noire, et l’avait tuée avant de la transporter en taxi chez lui. La Direction Départementale de l’Economie Forestière de Pointe-Noire, appuyé par le Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF), ont ensuite appuyé la procédure et apporté leur assistance technique et juridique à cette procédure. M. BOUMOUNOU a ainsi été reconnu coupable des délits de capture, abattage, détention, circulation illégales et tentative de commercialisation de trophées d’une espèce animale intégralement protégée.

Pour rappel, la loi 37/2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées au Congo stipule « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits. »

Les tortues marines  sont présentes dans tous les océans du monde, à l’exception de l’océan Arctique. Nathalie MIANSEKO, la Directrice de l’association Renatura Congo, qui œuvre pour la préservation de ces espèces depuis de nombreuses années, rappelle que « Les eaux et les plages du Congo accueillent chaque année cinq espèces de tortues marines. Toutes sont classées sur la liste Rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et font l’objet de mesures de protection nationales. Les tortues marines sont des espèces vulnérables, en partie à cause de leur biologie puisqu’on estime que sur 1000 œufs pondus, seule 1 tortue deviendra adulte après 5 à 10 ans. Dès lors, le braconnage, les prises accidentelles par engins de pêche, la pollution représentent des menaces considérables qui mettent en cause leur survie. »

Le Congo s’est engagé à protéger ces ambassadeurs de nos océans et reste vigilant en traquant tous ceux qui contreviennent à la loi portant protection de la faune sauvage. Le Tribunal de Grande instance de Pointe-Noire, par ce verdict, lance un message fort à tout trafiquant.

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