Le greffier principal de la Cour d’Appel d’Owando, BOYANGA Godefroy a été reconnu coupable dans l’affaire de disparition de six pointes d’ivoire qui se trouvaient dans les locaux du parquet général de sa Cour. C’est le verdict du Tribunal de Grande Instance d’Owando dans le département de la Cuvette, rendu ce 24 octobre 2019.

BOYANGA Godefroy a su profiter de sa fonction pour tromper le personnel de la magistrature d’Owando afin de s’enrichir sur les scellés du Parquet. Il a aussi reconnu avoir fait le recel d’une moto également sous-scellé. La justice l’a rattrapé. Cependant, tous ses complices n’ont pas été encore arrêtés. Notamment, les trafiquants-acheteurs de l’ivoire soustrait.

LIRE AUSSI : UN GREFFIER PRINCIPAL TRADUIT EN JUSTICE…

En effet, une enquête  démontre que cette affaire des pointes d’ivoires disparues fait suite à l’arrestation du 14 septembre 2017 de trois trafiquants d’ivoire à savoir : NGASSAI Léandre, KONGA Daniel et KONGA Jacques tous de nationalité congolaise. Ces individus ont été arrêtés en flagrant délit de détention, circulation illégales et de tentative de commercialisation de six pointes d’ivoire. 

Leur incarcération a eu lieu à Owando, chef-lieu du Département de la Cuvette, par les agents de la Direction départementale des eaux-et-forêts et des éléments de la gendarmerie nationale avec l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune sauvage).

LIRE AUSSI: UN PASTEUR A LA BARRE AVEC DES TRAFIQUANTS DE POINTE D’IVOIRE

Deux des trois trafiquants d’ivoire ont écopé de trois (3) ans d’emprisonnement ferme, assortis d’un million (1.000.000) de FCFA d’amende et de deux millions (2.000.000) de FCFA de dommages et intérêts. Un autre condamné à  trois (3) ans d’emprisonnement avec sursis, assortis de cinq cent mille (500.000) de FCFA d’amende et de deux millions (2.000.000) de FCFA de dommages et intérêts. Cette décision a été confirmée par la Cour d’Appel, après une action intentée par ces condamnés.

De ce fait, la disparition de ces scellés au sein de la Cour d’Appel d’Owando révèle un disfonctionnement des magasins de stockages des biens et produits illicites saisis de certains tribunaux du pays. Cela explique également un certain niveau de corruption pour parvenir au détournement des scellés.

De même, les faits similaires se sont produits à Dolisie, dans le Niari où plusieurs dizaines de kg d’ivoires ont également disparu depuis 2015 suite à la négligence des autorités judiciaires.

Ce qui constitue une violation de la loi du 22 septembre 2009 portant sur la corruption, la fraude, la concussion et les infractions assimilées. Et, porte aussi atteinte à la loi n°48/83 du 21 avril 1983 portant sur les conditions de conservation et d’exploitation de la faune sauvage dont l’article 69 dispose : « les trophées et dépouilles seront adressés à l’administration centrale des Eaux et Forêt ».

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here