Xénophobie en Afrique du Sud : le gouvernement congolais accueille les premiers rapatriés à Brazzaville

Face aux violences xénophobes qui frappent plusieurs communautés étrangères en Afrique du Sud, le gouvernement de la République du Congo a lancé une opération de rapatriement volontaire de ses ressortissants. Une première vague de 65 Congolais est arrivée dimanche à l’aéroport international Maya-Maya de Brazzaville à bord d’un vol spécial d’ECAir, où ils ont été accueillis personnellement par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso.

La présence du chef du gouvernement sur le tarmac traduit la volonté des autorités congolaises d’apporter un soutien concret et immédiat à leurs compatriotes confrontés à une situation de détresse à l’étranger.

À leur descente d’avion, les rapatriés, composés d’hommes, de femmes et d’enfants, ont été chaleureusement accueillis par les autorités nationales dans un climat empreint de solidarité. 

Autour du Premier ministre se trouvaient plusieurs membres du gouvernement directement impliqués dans cette opération humanitaire, notamment : Josué Rodrigue Ngouonimba, ministre des Transports, chargé de la coordination logistique du pont aérien ; Denis Christel Sassou N’Guesso, ministre de la Coopération internationale, en charge du suivi diplomatique avec les autorités sud-africaines ; Lydie Pongault, ministre des Affaires sociales, responsable de la prise en charge sociale et de l’accompagnement des rapatriés. Le coordonnateur résident du système des Nations unies au Congo a également pris part à l’accueil de cette première vague de ressortissants.

« Vous êtes enfin chez vous », déclare Anatole Collinet Makosso

S’adressant aux Congolais rapatriés, le Premier ministre a exprimé la solidarité de toute la Nation et salué leur retour en toute sécurité. « Vous voici enfin rentrés chez vous en toute sécurité. On est mieux chez soi. Vous êtes chez vous et vous devez vous sentir mieux chez vous. », a-t-il exprimé.

Anatole Collinet Makosso a confié avoir suivi avec une profonde inquiétude les événements survenus en Afrique du Sud et les difficultés rencontrées par les ressortissants congolais.

Par ces mots, le chef du gouvernement a voulu rassurer les familles tout en réaffirmant que la protection des citoyens congolais demeure une priorité pour les pouvoirs publics.

Le Congo condamne les violences tout en privilégiant le dialogue avec Pretoria

Le Premier ministre a également dénoncé les violences xénophobes visant les communautés étrangères installées en Afrique du Sud, sans remettre en cause les relations historiques entre Brazzaville et Pretoria.

« La République sud-africaine est un pays ami, un pays frère. Nous avons foi que nos frères sud-africains vont rapidement renouer avec les valeurs de paix, d’unité et de solidarité portées par Nelson Mandela. »

À travers cette déclaration, le gouvernement congolais réaffirme son attachement aux principes de fraternité africaine tout en appelant au retour rapide de la paix.

Une première vague de rapatriement volontaire

L’arrivée de ces 65 premiers rapatriés marque le lancement d’une opération de rapatriement volontaire décidée par le gouvernement congolais pour venir en aide à ses ressortissants exposés aux violences xénophobes.

Les autorités ont assuré que toutes les dispositions nécessaires sont prises afin de garantir un accueil digne, une assistance sociale et un accompagnement adapté aux personnes concernées.

Cette opération témoigne de la volonté des pouvoirs publics de protéger les citoyens congolais où qu’ils se trouvent et d’apporter une réponse rapide face aux situations d’urgence humanitaire.

Le gouvernement réaffirme son devoir de protection des Congolais de l’étranger

À travers cette mobilisation exceptionnelle, le gouvernement congolais démontre sa volonté de placer la protection de ses ressortissants au cœur de son action.

L’accueil personnel réservé par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso aux premiers rapatriés symbolise un message fort de solidarité nationale et d’engagement de l’État envers les Congolais vivant hors du territoire national.

Alors que les opérations de rapatriement pourraient se poursuivre selon l’évolution de la situation en Afrique du Sud, les autorités congolaises restent mobilisées pour assurer la sécurité et le bien-être de leurs compatriotes.

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