Les jeunes issus de plusieurs quartiers de la capitale congolaise prévoient une manifestation grandiose le samedi 31 octobre, à partir de 14 h 30 au boulevard Alfred Raoul. Ils entendent dénoncer les coupures inopportunes d’électricité à répétition, paralysant ainsi des activités au quotidien.
En effet, depuis près de trois mois, plusieurs quartiers, dont Mpissa, Kizito et Kinsoundi dans le premier arrondissement Makelekele, passent leurs soirées dans le noir.
Ce calvaire n’épargne pas les quartiers nord de la ville. À Mikalou dans le sixième arrondissement, Jean Sylvain, un client de l’Énergie électrique du Congo (E2C), s’indigne.
« Un courant qui va et vient, on ne peut pas faire des provisions. Là depuis 4 jours, nous sommes plongés dans le noir. »

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À Brazzaville, la situation s’est généralisée au fur et à mesure. Les habitants décrivent une électricité qui revient puis repart quelques heures plus tard.
Selon quelques citoyens qui se sont exprimés à ce sujet, cette crise ne date pas d’aujourd’hui. En avril dernier, des ménages de Brazzaville passaient des journées et des nuits entières sans électricité au moment où les dirigeants étaient focalisés dans les travaux de l’urbanisation de la ville.
Les factures d’E2C, elles, continuent de pleuvoir
Malgré la crise que dénonce la population, les agents d’E2C continuent de distribuer les factures dans les ménages. Les clients, quant à eux, se voient « escroqués » puisque leur consommation de l’électricité est de plus en plus irrégulière. Cela a pour conséquences la décongélation des provisions dans les ménages, la perte du chiffre d’affaires dans les boucheries, le dysfonctionnement des activités informelles.
À noter que la crise de l’électricité à Brazzaville s’ajoute à d’autres qui pénalisent le bon vivre de la population. Notamment, la pénurie du carburant et le manque d’eau dans les robinets.
« À chaque fois, nous devons aller puiser de l’eau aux forages qui parfois augmentent le prix des bidons puisqu’ils sont alimentés par des groupes électrogènes. En plus de la rareté du carburant, les déplacements sont maintenant sous calcul. C’est donc quoi cette marche vers le développement que nous présente le gouvernement ? », tempête Marie-Jeanne, une dame de soixante ans révolus.