Le collège syndical de l’énergie électrique du Congo (E2C) prévoit une assemblée générale le 18 novembre 2026 au siège de la société à Brazzaville. Lors de ladite assemblée, les agents entendent réaffirmer leur exigence de voir partir le directeur général Jean-Bruno Adou Danga, ainsi que son équipe dirigeante.
À en croire nos sources, le collège syndical « met en garde contre toute récupération politique » et « informe la population victime des abus de services, qu’ils soient de mauvaise qualité, que tout ceci ne dépend pas de la volonté des travailleurs et plus spécifiquement des agents évoluant sur le terrain. Car ils en sont dépourvus du matériel adéquat pour l’exercice de leur tâche au quotidien. »
Ils ont signifié cela lors de leur point de presse animé le 23 octobre à Brazzaville.
Les syndicats dénoncent une gestion qui ne fait plus l’unanimité.
À l’origine de cette revendication, plusieurs reproches adressés à la direction générale. Les représentants des travailleurs dénoncent notamment la rupture du dialogue social, le non-respect des engagements pris et une gestion qu’il juge autoritaire.
Les difficultés techniques de l’entreprise figurent également parmi leurs préoccupations. Ils évoquent le manque d’entretien des réseaux de transport et de distribution ainsi que les installations de production. Une situation qui, selon eux, favorise les pannes répétitives et les coupures d’électricité auxquelles les populations sont régulièrement confrontées.
Les agents de terrain sont généralement au cœur des préoccupations syndicales. Pour leurs représentants, il serait injuste de leur faire porter la responsabilité des dysfonctionnements alors qu’ils travaillent dans des conditions ardues avec un matériel qu’ils jugent insuffisant.
Les syndicats soulèvent, par ailleurs, des soupçons de gestion financière défaillante et des irrégularités présumées dans l’attribution de certains marchés. Des accusations qui nécessitent des éclaircissements de la part de la direction générale.
Pour les travailleurs, l’enjeu dépasse désormais la seule question du départ d’un dirigeant, il s’agit aussi de restaurer le dialogue social et de redonner à l’E2C les moyens d’assurer convenablement sa mission de fourniture d’électricité aux populations.
