Le Premier ministre, chef du Gouvernement congolais, Anatole Collinet Makosso, a ouvert, à Kintélé, dans le département du Pool, ce mardi 1ᵉʳ juillet 2025, la 13ᵉ édition du Cyberdrill régional. Ces assises doivent déboucher sur une convergence de vues des participants, dans l’optique de bâtir ensemble un front cyberafricain coordonné pour préserver la souveraineté des États, sécuriser les données et protéger les citoyens.
Les travaux de ce 13ème Cyberdrill Régional 2025, qui s’achèveront le 04 juillet 2025, constituent un exercice stratégique de cybersécurité et sont organisés par le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique en partenariat avec l’Union Internationale des Télécommunications, INTERPOL, l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information et le Centre Africain de Recherche en Intelligence Artificielle. Cette édition réunit plus de 30 pays africains.
« Des experts techniques, des équipes gouvernementales, des forces de l’ordre, des partenaires internationaux et bien d’autres sachants sont appelés à faire œuvre utile pour des exercices de réponse aux incidents informatiques, tester la coordination nationale et régionale, mesurer et renforcer la résilience du cyberespace.
L’organisation à Brazzaville de ce Cyberdrill régional est une réponse dans le dessein de promouvoir une action collective, proactive et structurée face à des menaces croissantes se rapportant à la cybercriminalité. « Comme nous le savons tous, le Cyberdrill régional 2025 est une réponse positive à nos engagements pris lors du séminaire national de formation d’octobre 2024, à l’attention des corps de justice, de police et de renseignements autour des fondamentaux de la cybercriminalité et de l’enquête numérique. » A rappelé dans son discours de circonstance, à l’ouverture des travaux, Léon Juste Ibombo, ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique.
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Alliant théorie et pratique, cette 13ᵉ édition du Cyberdrill devrait s’organiser autour des scénarios d’attaques et de compromissions simulées ; des mises en situation de gestion de crise cyber, ainsi que des tests grandeur nature de chaînes de commandement, de coordination et de cadres comme opportunité unique d’auto-évaluation, de consolidation des capitales nationales face à la cybercriminalité mondiale.
Par ailleurs, toutes intelligences réfléchiront sur les problématiques telles que le terrorisme numérique, la criminalité transnationale organisée, la lutte contre la désinformation à grande échelle, le renforcement de la diplomatie numérique et la coopération transfrontalière en cas d’incidents majeurs.
En somme, tous ces experts, réunis à Brazzaville, saisiront cette tribune, quatre jours durant, pour confronter leurs approches, mutualiser leur expérience et construire ensemble des solutions opérationnelles pertinentes. Ce faisant, ils vont renforcer à la fois la résilience individuelle et collective, tout en participant, en conséquence, à la consolidation d’un cyberespace africain, souverain, sûr et solidaire.
