Carmen Quemener, veuve de Joseph Quemener, affirme subir, avec ses filles Charlotte et Maud, un profond préjudice dans le cadre du règlement de la succession de son époux. Elle met en cause un climat d’opacité et demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire, après 22 ans de combat judiciaire contre Bernard Quémener.
La succession de Joseph Quemener est au cœur d’une vive contestation familiale. Dans une déclaration publique, sa veuve, Carmen Quemener, affirme vivre depuis plusieurs années une situation qu’elle qualifie de « véritable captation d’héritage », dans un dossier où la famille dit se battre en justice contre Bernard Quémener depuis 22 ans.
Avec ses enfants, Charlotte et Maud, elle dénonce des difficultés persistantes dans le cadre du règlement de la succession de son époux. Selon elle, cette situation serait marquée par un manque de transparence, des informations difficiles à obtenir et la rétention de certains éléments nécessaires à une compréhension limpide du dossier, alors même que la famille indique être engagée depuis 22 ans dans cette bataille judiciaire.
Au-delà du contentieux successoral, la famille souhaite aussi rappeler qui était Joseph Quemener. Devenu boulanger à Brazzaville, où il était apprécié, il a consacré 45 ans de sa vie à faire du pain dans sa boulangerie, avant d’ouvrir une pâtisserie avec son grand amour, Carmen, qui a elle-même passé une dizaine d’années à Brazzaville.

Carmen Quemener dénonce un manque de transparence
Dans sa déclaration, la veuve de Joseph Quemener met en cause les agissements de Bernard Quémener, présenté comme le fils naturel de son défunt époux. Elle estime que certains comportements pourraient avoir pour effet de remettre en cause l’équilibre normal du partage successoral, dans un conflit qui, selon elle, dure depuis 22 ans.
« Nous faisons face à un manque de transparence, à des informations retenues ou difficiles à obtenir », déclare Carmen Quemener, qui affirme subir, avec ses enfants, un préjudice à la fois moral, familial et patrimonial après 22 années de lutte judiciaire.
La veuve dénonce également les obstacles auxquels elle et ses enfants seraient confrontés pour obtenir une situation qu’elle souhaite « claire, loyale et conforme au droit ».
Les intervenants du dossier
La famille souhaite également que les principaux intervenants du dossier soient clairement identifiés, afin de comprendre le rôle de chacun dans cette affaire, qui les oppose à Bernard Quémener depuis ces années.
Le jugement du 9 mai 2008 a été rendu par une formation composée de Messieurs Albert Mbon et Jean Faustin Moundele, ainsi que de Madame Sylvie Mantari, avec Me Gampika Marcelle comme juge mentionnée au dossier.
Le notaire chargé de produire un projet de partage, Me Alain Mongo Mombouly, était saisi depuis le jugement rendu en faveur de la famille en 2008, soit depuis 18 ans.
Le cabinet d’avocats a d’abord été représenté par Me Joseph Brudey, avocat du défunt Joseph Quemener, avant d’assurer la défense de la veuve et de ses enfants, puis de relayer le dossier à son associé, Me et Bâtonnier Christian Éric Locko, qui, selon la famille, ne répond plus à ce jour.
La famille mentionne également le rôle de Me Simplice Mbizi, huissier chargé de procéder à un séquestre des loyers, mais indique que cette démarche est restée sans résultat concret.
Une famille qui réclame la vérité et la justice
Pour Carmen Quemener, le règlement de cette succession intervient dans un contexte particulièrement douloureux pour la famille. Elle estime qu’il est difficilement acceptable que des héritiers doivent se battre depuis 22 ans pour faire reconnaître leurs droits et préserver ce qui leur reviendrait légitimement.
Avec ses enfants, elle appelle ainsi à un examen rigoureux des faits et demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances entourant cette succession. « Nous voulons simplement la vérité, la justice et le respect de nos droits », affirme-t-elle.
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La famille française à la croisée des chemins
À l’occasion d’une visioconférence, deux journalistes congolais enquêtant sur cette affaire ont demandé à cette famille, qui réside en France, si elle était bien entrée en contact avec l’ambassade de France au Congo. « Oui, sauf que l’ambassade nous a dit qu’elle n’intervient pas dans les affaires entre Français sur le sol congolais », a affirmé Maud Quemener, l’une des filles héritières.
Aussi, leur possibilité d’effectuer une descente à Brazzaville pour renouer avec le dossier est émaillée d’inquiétudes sécuritaires. « Notre demi-frère nous menace avec des propos intimidants. La peur de représailles de sa part, vu que l’on ne connaît pas le Congo, ne favorise pas notre descente au Congo. Nous espérons sur le pouvoir des médias », a-t-elle confié.
Esseulée, après 22 ans de procédures et sans savoir dans ce ciel confus à quel saint se vouer, la veuve et ses enfants ne comptent que sur la presse pour faire entendre leur voix afin que justice soit faite.
Par ailleurs, les accusations formulées dans cette déclaration relèvent de la position de Carmen Quemener et de ses enfants. La présentation contradictoire des faits nécessiterait également la réaction des personnes mises en cause ainsi que, le cas échéant, les éléments des professionnels ou autorités compétents chargés du règlement de la succession.