Les coupures d’électricité continuent à rythmer la vie des Brazzavillois. Dans plusieurs quartiers de la capitale, les délestages sont toujours fréquents, plongeant régulièrement des familles entières dans le noir pendant plusieurs jours.
Dans les foyers, les conséquences sont immédiates : décomposition des aliments en conservation, activités domestiques perturbées, insécurité accrue la nuit.
« Je suis livreur et un soir après une longue journée de travail, je rentrais chez moi et je me suis fait braquer. J’ai perdu mes trois téléphones et ma recette de la journée. », témoigne un habitant de Mikalou.
Les petits commerces tels que les salons de coiffure, boutiques ou cybercafés voient leurs activités ralentir, voire s’arrêter complètement en l’absence de courant électrique. « Mon cyber ne fonctionne plus depuis quelques jours alors que c’est ce qui me permet de nourrir ma famille. », s’insurge un père de famille.

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En effet, le pays dépend en grande partie de l’hydroélectricité, notamment du barrage d’Imboulou, ce qui rend le système vulnérable au moindre dysfonctionnement. En cas de panne ou de baisse de production, les effets se répercutent immédiatement sur toute la chaîne de distribution.
Face à cette crise énergétique, les autorités annoncent des projets de modernisation et d’extension du réseau électrique. Sur le terrain, les populations attendent cependant des solutions concrètes et durables.
En attendant, les Brazzavillois s’adaptent comme ils peuvent en utilisant les groupes électrogènes, lampes rechargeables ou bougies pour pallier les coupures de courant. Une alternative indispensable qui nécessite un coût supplémentaire aux dépenses habituelles.
L’électricité reste plus que jamais un défi majeur pour le pays. Entre promesses de réformes et réalités du terrain, les habitants continuent de vivre dans l’incertitude au rythme des coupures de courant.

















































