La chasse aux élèves à double candidature aux baccalauréats général et technique se poursuivra jusqu’en 2026 avec des mesures plus strictes. Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Maguessa Ebomé, et celui de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean Luc Mouthou, s’organisent pour tenir les baccalauréats techniques et général « le même jour » à « compter de l’année prochaine ».
« Il est immoral et peut être déconseillé, pour un candidat, de passer deux examens d’État au même moment et au cours de la même année », dit d’un ton ferme Ghislain Maguessa Ebomé au lancement des épreuves écrites du baccalauréat technique, le mercredi 11 juin 2025 à Brazzaville.
En interdisant aux élèves d’être candidats simultanément à ces examens, les ministres veulent en effet renforcer les compétences des jeunes dans leur domaine de prédilection ou, du moins, de formation.

Le ministre Manguessa a expliqué que c’est pour que les jeunes se concentrent au mieux « sur l’acquisition des compétences attendues et recherchées par eux. Pour que, demain, on ait des jeunes préparés à avoir des formations universitaires dans les domaines où ils se seraient le mieux formés au cours de leur étude secondaire. »
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C’est depuis la nuit des temps que les élèves ont pris l’habitude de participer à deux examens la même année. Une pratique jugée « salutaire » selon certaines personnes, car elle offre aux élèves une seconde chance en cas d’échec au premier examen. Le système à double candidature sourit à certains d’entre eux.
Tenant compte de ce fait et de la raison avancée par le ministre, une question revient sans cesse de la population : « Comment certains élèves arrivent-ils à s’admettre à un examen auquel ils ne se sont pas bien préparés si les compétences sont douteuses ? »
À noter que 16 066 candidats prennent part au baccalauréat technique sur l’étendue du territoire.

















































