À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, l’Union des syndicats du Congo (USC) que dirige Anne-Marie Nzila a livré un message ferme à l’endroit du gouvernement et des employeurs. Entre dénonciation des inégalités sociales et appel à la mobilisation, la centrale syndicale place les droits des travailleurs au cœur du débat national.
Le 1ᵉʳ mai 2026 marque le 140ᵉ anniversaire des luttes ouvrières de grève de Chicago de 1886, un symbole fort rappelé par l’USC pour souligner la pertinence actuelle des combats syndicaux.
Dans un contexte mondial marqué par les crises économiques, les inégalités croissantes et les tensions géopolitiques, la centrale syndicale dénonce une dégradation continue des conditions de vie des travailleurs.
Ainsi, l’USC pointe du doigt plusieurs dérives. Entre autres, l’aggravation de la précarité de l’emploi, l’affaiblissement des libertés syndicales, l’augmentation des inégalités sociales et la détérioration des conditions de travail. La formation syndicale révèle que les femmes, les jeunes et les travailleurs du secteur informel figurent parmi les catégories les plus touchées.
D’un ton ferme, Anne-Marie Nzila a, dans sa lecture, fustigé la montée de la numérisation et de l’intelligence artificielle, qui, au Congo, est loin d’être perçue comme une opportunité. Plutôt décrite comme un facteur aggravant par des réalités auxquelles personne ne prend garde. D’où elle note l’intensification du travail, la surveillance accrue des employés ainsi que la multiplication des emplois précaires.

Au Congo : des revendications claires et urgentes
Sur le plan national, l’USC accuse les autorités congolaises de manquements graves sur la non-application du Code du travail, l’absence d’élections professionnelles, la non-reconnaissance de certains syndicats, le non-respect des conventions collectives et les retards dans le paiement des pensions.
La centrale syndicale interpelle le gouvernement congolais et appelle à un véritable dialogue social, au respect du droit de grève, à la liberté syndicale et à l’amélioration des conditions de vie tout en insistant sur un point clé : “Sans les travailleurs, le Congo n’avance pas.”
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Par ailleurs, l’USC exige notamment des mesures contre la vie chère et l’inflation, le paiement des arriérés de salaires et pensions, de meilleures conditions dans les hôpitaux, un statut digne pour les enseignants, la fin de la sous-traitance abusive ainsi que la reconnaissance du secteur informel.
Un appel à l’unité et à la solidarité
Dans un ton mobilisateur, l’USC appelle les travailleurs à rester unis : « Notre force, c’est notre unité ; notre arme, c’est notre solidarité. »
Le 1ᵉ mai est ainsi présenté non comme une célébration, mais comme un engagement renouvelé pour la défense des droits sociaux. À travers ce message du 1ᵉʳ mai 2026, l’USC réaffirme son rôle de défenseur des travailleurs au Congo. Entre dénonciations et propositions, la centrale syndicale met la pression sur les autorités pour une amélioration concrète des conditions de vie et de travail.

















































