La République du Congo dispose maintenant de 21 fact-checkers certifiés pour lutter contre la désinformation qui trompe la majeure partie de la population. Ils ont été formés sur le fact-checking, du 18 au 24 novembre 2025, à l’initiative des associations Initiative Stop Désinfo (ISD) via Fact-Check Congo et Journalisme et Éthique Congo (JEC).
La première cohorte de cette formation nommée « Stop Lokuta » a réuni les journalistes, les juristes, les étudiants et les communicants résidents à Brazzaville. Technique de recherche inversée, éducation aux médias et à l’information (EMI), création des contenus, utilisation responsable de l’intelligence artificielle, storytelling et l’OSINT sont entre autres thématiques sur lesquelles les participants ont été outillés dans une ambiance chaleureuse et conviviale entre les petits jeux et les taquineries.
« Au cours de cette formation, nous avons appris les méthodes pour distinguer le vrai du faux. Les formateurs nous ont apporté les outils qui nous permettront demain de vérifier une information avant de pouvoir la publier », a dit Murphy Sémo, magistrat.

D’un air serein, il a affirmé que cette formation lui permettra de faire des investigations numériques dans son domaine de travail qui fait également l’objet des fakes.
« Y a beaucoup de fake news mais pas en tant qu’information, plutôt comme infraction. Aujourd’hui nous savons que nous avons la loi de 2001 sur la liberté de l’information et de la communication. Dans cette loi, nous avons des infractions telles que la diffamation, l’injure publique et autres », a-t-il renchéri.
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Pour la journaliste Nuptia Dombi, qui a déjà eu la maladresse de relayer une information inexacte sur son compte personnel, cette formation a été une sorte d’antidote.
« Il était temps qu’on nous apprenne, nous en tant que journalistes, les outils qui vont nous permettre de vérifier l’information parce que dès qu’on tombe sur une information en ligne on a souvent tendance à diffuser sans vérifier. Ainsi cette formation a été très utile pour nous, j’en sors plus aguerri que jamais. J’ai des outils qui vont me permettre de vérifier l’information. Je suis capable désormais de vérifier une information avant toute diffusion », reconnait-elle.

L’objectif de la formation a été de munir les participants d’outils de vérification de l’information pour limiter la propagation des fake news.
« Le tout passe par la formation. En plus, on aurait bien pu former un plus grand nombre, mais on n’a finalement pas assez de moyens pour regrouper tout le monde. Il faut commencer par les gens qui ont la volonté et l’amour », a dit Arsène Sévérin Ngouela, coordonnateur exécutif JEC.















































