La neuvième édition du Salon Osiane prévoit des partenariats avec, entre autres, des ‘‘médias de poche’’ pour assurer sa bonne visibilité. Les quelques médias sociaux signent d’ores et déjà des contrats à 150 000 F CFA, soit environ 230 euros, pour quatre grandes journées de couverture médiatique au palais des congrès de Brazzaville.
Les curieux sursautent pour savoir, de prime abord, c’est quoi exactement un ‘‘média de poche’’, puis quels sont les organes de presse en ligne qui y sont cités. Or, il serait mieux de connaître au préalable : c’est quoi le salon Osiane. En effet, Osiane est à ce jour le plus grand ‘‘Salon international de la Tech et de l’Innovation de l’Afrique centrale’’ qu’organise depuis 2017 l’ONG Pratic présidée par Luc Missidimbazi.
Ce Salon, premier en Afrique francophone, central et troisième dans toute l’Afrique, sa neuvième édition se tiendra du 13 au 16 mai 2025 sur le thème « Transformons nos défis en opportunités ».
Des tribunes, des conférences, des ateliers, des formations, des expositions qui vont meubler les instances sont une aubaine pour tous types de participants. Il offre des opportunités de réseautage, des compétitions et, comme cerise, le challenge Startup Bassin du Congo & Meilleure Entreprise.
Les ‘‘médias de poche’’
Bien que le Salon Osiane favorise la création des partenariats solides avec d’autres structures nationales et internationales, il reste tout un plébiscite pour les tenanciers n’ayant chacun qu’une page Facebook et/ou une chaine YouTube peu alimentée, pour certains, comme seul canal de diffusion pour prétendre être journaliste et oser exercer dans la cour des médias en ligne : ce sont ceux-là des médias de poche.

Comment les reconnaître ?
Dépourvu d’un site internet d’actualité, loin d’avoir une identité numérique, ces pages de réseaux sociaux se contentent de tout et de rien. Quand bien même ils savent que leur place est à la merci des organisateurs d’activités. Certains se tapent le luxe d’avoir en leur possession un siège, sans savoir que ce sont des coworkings. Ce qui est d’ailleurs prohibé par la législation puisque des organes de presse ne peuvent jamais cohabiter. D’autres, des purs ambulants, se pavanent partout et par myriade à la quête de l’information en échange de modiques sommes d’argent. Leur trait commun est à constater lorsqu’ils se précipitent comme des abeilles sur leur niche, à percevoir le per diem de fin d’activité tout en ayant un visage de consternation à l’attention de l’attachée de presse.
Leur politique stratégique
À tout événement, ces ‘‘frappeurs’’ savent nouer des partenariats tant verbaux qu’écrits en se tapant le luxe d’être des premiers médias en ligne sur la sphère de la République du Congo. Sans ligne éditoriale, il suffit de couvrir l’ouverture et la clôture en relatant les faits sous forme d’une dissertation. ‘‘Ouverture’’ ; ‘‘Brazzaville abrite’’ ; ‘‘Sous les auspices de’’, qui sont autant leurs mots clé de prédilection. Et se basant sur la primeur de l’information, le lien est envoyé de gré ou de force en premier à l’attaché de presse pour garantir une place à la prochaine activité. ce, au mépris des règles de spam ni d’abonnement consensuel.
Que peut être un organe de presse en ligne ?
Le Congo compte plus de vingt médias en ligne qui possèdent un site internet et plus d’une centaine qui balbutient encore sur les réseaux sociaux. Selon les résolutions des assises de la presse, le Conseil supérieur de la liberté de la communication exige qu’un organe de presse en ligne crédible dispose au minimum d’un siège, d’un RCCM, d’un NIU, d’un site internet conforme, d’un compte bancaire au nom du média et qu’il s’acquitte régulièrement de ses impôts. Des conditions auxquelles répondent parfaitement le webzine First Médiac et autres d’ailleurs.
Le métier et Osiane alors ?Depuis 2017, le Salon Osiane collabore avec des organes de presse tant traditionnels qu’en ligne. Même si, en termes de faible pourcentage, les différentes équipes de Luc Missidimbazi montrent toujours des insuffisances dans le choix crédible des médias conviés. Est-il l’heure de jeter l’opprobre sur l’ONG Pratic qui, jusque-là, n’a jamais proposé un espace d’échange pour les médias en ligne puisqu’ils font partie également des Tech et de l’innovation ? Réserve-t-elle une place de choix pour ces défenseurs nationaux de la toile sans lesquels l’actualité du Congo, vue de l’extérieur, ne devrait représenter en rien en termes d’existence ?

Si le rapport entre le salon Osiane et la presse en ligne congolaise repose essentiellement sur un contrat d’accompagnement pour la visibilité des activités y relatives, il serait probable que chacun connaisse sa place puis se taise. Cependant, il est avoué de manière claire que ce salon offre des opportunités à tous. Alors, la presse en ligne congolaise, animée à environ 95 % par les jeunes, pourrait s’en saisir pour être une force de proposition à l’endroit de l’ONG Pratic. Ce, dans le but d’inclure des thématiques liées à cette forme innovante de presse et d’en débattre en grand public.
Ce qui pourrait accroître non seulement leur visibilité, mais aussi favoriser des partenariats susceptibles de développer le secteur en vue d’un bon positionnement. Le secteur dessine une évolution croissante à compter de la période électorale de 2021.

















































Bon article remplissant une variété de styles journalistiques considérable.