L’opération ‘‘Zéro Kuluna’’ que mène la direction générale de la Sécurité présidentielle (DGSP) connait une multitude de critiques du ‘‘point de vue juridique », à en croire les réactions des organisations nationales des droits de l’Homme. À la quinzaine du gouvernement, le ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla s’est prononcé sur l’emploi de la DGSP qui est belle et bien « régulière ».
Le porte-parole du gouvernement, répondant à la préoccupation de Justin Bambaka, un journaliste de la chaîne de télévision privée DRTV, s’est appuyé sur l’histoire actuelle et malheureuse de la première République noire au monde, Haïti, qui s’est vu dominée par leur gang, contribuant ainsi à la désorganisation de l’État.
« Donc fallait-il que nous laissions la situation arriver à ce point de bascule où on serait passé de la machette qui est déjà un acte barbare à la possession et à l’utilisation d’armes létales et puis pourquoi pas un jour des armes lourdes pour concurrencer l’État et le dominer. » s’interroge Thierry Lézin Moungalla.
Selon lui, la décision du chef de l’État Denis Sassou N’Guesso de faire intervenir la DGSP dans l’objectif d’éradiquer le phénomène de banditisme dans le pays est de bonne foi « parce qu’il fallait éviter que nous en arrivions à ce moment de bascule ».
Suivez en vidéo la réaction du Ministre Thierry Lézin Moungalla
Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs lu quelques articles du décret illustrant les éléments juridiques servant de preuve sur la légalité de la DGSP à mener cette opération sans omettre d’autres forces de sécurité.
Tombée le 29 octobre 2025, les propos de Thierry Lézin Moungalla n’ont pas laissé les internautes sans voix. Nombreux en commentaires sur la chaîne YouTube de First Médiac sont ceux qui se rangent du côté de la population qui par majorité soutient les œuvres de la Dgsp.
« Le droit de l’homme existe et parle seulement quand on maltraite les kuluna ! Pas les victimes ? Monsieur le Ministre, Mes félicitations, prière de ne pas laisser cette opération. Bravo à l’État, vraiment, s’il faut seulement finir avec les Kuluna, moi je suis d’accord avec notre DGSP, bravo », a commenté @jeanpierreloussakoumounou4293
Si @sylvainkoukitama6500 avoue tout de même « pour une première fois, je suis très d’accord avec M. le ministre Moungala. Mes félicitations », la page sociale @Analyse-et-critique estime « Ce qui est intéressant dans ce qu’il dit, c’est que l’État perdait le contrôle. Notre État est réputé pour perdre le contrôle de ce qui se passe non seulement dans nos quartiers, mais aussi dans nos administrations. »

Cependant, d’autres comme @louisgeoffroybakouikahemil964 pensent que l’opération tant attendue est arrivée avec un retard puisque l’hécatombe a largement frappé des familles. « Dommage, Monsieur le ministre, que vous ayez attendu que les bébés noirs aient atteint ce degré de banditisme pour que vous réalisiez ce voyoutisme d’État. C’est l’aveu de votre incompétence. »
Toutefois, @hermesasso apaise les cœurs meurtris : « Mais bon, vaut mieux tard que jamais ! »
À noter que le phénomène du banditisme n’est pas le seul souci des populations en République du Congo. En dehors de l’électricité et de l’eau, @georaralh310 tempête : « Il y a des ordures partout dans les grandes villes qui exposent les populations aux épidémies que nous n’aurons pas les moyens de combattre. Pourquoi alors le président, puisqu’il faut tout attendre de lui, n’envoie pas la garde présidentielle sécuriser la population en les débarrassant de cette bombe sanitaire ? »
















































