Des femmes journalistes, issues de différents organes de presse, ont renforcé leurs capacités lors d’un atelier axé sur la couverture des processus électoraux selon une approche basée sur la promotion de la paix, des droits humains et le genre.
En période électorale, chaque mot éveille l’âme et une information mal traitée peut inciter à la discrimination ou pire, à la guerre. Dans l’intention d’appréhender ces drames, le ministère de la Communication et des Médias avec l’appui technique et financier de l’UNESCO et des Nations Unies a organisé du 11 au 13 août 2025 une session de formation à Brazzaville.
Initialement prévue pour une quarantaine de femmes, la formation a finalement pris en compte cinquante de ces professionnels de médias. Elles sont venues de la télévision et radio nationale, de la presse écrite, de la presse en ligne et des webzines. Si pour certaines, ce fut une mise à jour, pour d’autres par contre, qui n’ont jamais couvert les activités électorales, ce fut une découverte.

La formation, en effet, vise à lutter contre la désinformation, la polarisation et les discours de haine. À cet effet donc, les thématiques comme « comprendre le cadre juridique et institutionnel des processus électoraux », « médias et prévention des tensions électorales » et « la couverture médiatique d’un processus électoral » ont été développées.
Au sortir de cet atelier, Vitia Koutia, directrice générale à La Congolaise 242, s’est dite renforcée. « J’ai appris à mieux comprendre chaque étape du processus électoral, à respecter l’éthique et à couvrir les élections de façon neutre et factuelle, même dans un contexte sensible », a-t-elle indiqué.
Par ailleurs, se référant à l’acte constitutif de l’UNESCO adopté en 1945, la représentante de l’UNESCO au Congo, Fatoumata Barry Marega, a justifié le choix porté par les femmes journalistes. « Les femmes journalistes portent en effet la responsabilité d’éduquer, d’informer, d’apaiser. Elles peuvent être les gardiennes de la colonie, des architectes du réseau de collectif m, afin de relayer pratiquement les réflexions citoyennes », a-t-elle expliqué.

Le ministre Thierry Lezin Moungalla a, quant à lui, rappelé aux participantes leur rôle dans la promotion de la paix. « La promotion de la paix, le respect des droits humains et l’égalité entre les genres ne sont pas des options, ce sont des obligations éthiques et professionnelles. En apportant un éclairage objectif sur les faits, en refusant les préjugés, en donnant la parole à tous, le journalisme exercé par vous doit contribuer à favoriser l’émergence d’un environnement électoral sain, à l’occasion duquel le débat démocratique vibrera sur la confrontation stérile », a-t-il dit.
Par ailleurs, la révision des listes électorales débutera le 1ᵉʳ septembre 2025, pour ce scrutin de 2026, à en croire nos sources.















































