La première affaire concerne un individu interpellé le 29 novembre 2024 à Owando, dans le département de la Cuvette. Cet individu avait été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de trois pointes d’ivoire, représentant deux éléphanteaux tués, espèce animale intégralement protégée par la loi.
Les pointes d’ivoire auraient été ramené d’Etoumbi, district du département de la Cuvette-Ouest. Ivoires gardés en toute discrétion à Owando par cet individu en vue de les vendre. L’audience portant sur cette affaire est prévue ce 15 octobre 2025 au tribunal de grande instance d’Owando.

La deuxième audience attendue ce 16 octobre 2025 au tribunal de grande instance d’Impfondo intéresse une dame, interpellée le 25 août 2025. Elle est poursuivie pour des délits de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux peaux de panthère, d’une quantité considérable d’écailles et de griffes de pangolin géant à Impfondo, chef-lieu du département de la Likouala.
Les interpellations de ces deux présumés délinquants fauniques avaient été conjointement réalisées par les éléments de la gendarmerie nationale et des Eaux et Forêts, appuyés techniquement par le Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (PALF). Les prévenus s’exposent à des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme maximum, assorties d’une amende dont le plafond est de 5 millions de F CFA pour chacun, suivant la loi.
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Les ivoires, les peaux de panthère et les écailles de pangolin sont des trophées provenant d’une espèce animale intégralement protégée en République du Congo par la loi 37-2008 du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées. « L’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces animales intégralement protégées, ainsi que leurs trophées sont strictement interdits, sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts pour les besoins de la recherche scientifique ou à des fins de reproduction », dispose l’article 27 de cette loi.
Le trafic de produits fauniques met à mal la lutte pour la protection des espèces animales en voie d’extinction. La disparition des espèces comme l’éléphant, la panthère, le pangolin constitue un danger pour la biodiversité. Conscient de ce fait, les contrevenants à la loi au Congo sont sanctionnés.

















































