La célébration de la journée légendaire dans l’histoire des luttes pour la liberté des droits féminins, le 08 mars est une occasion pour les femmes de proclamer leurs droits fondamentaux comme la libre expression, l’obtention d’un travail décent sans faire mention de la cuisine et la réception qui se confondent avec la passion ou le service de ménage.
« La femme doit s’occuper de ses enfants et laisser place à l’homme » qui a été désigné par l’humanité et/ou presque par le divin comme opérateur des services économiques de la maison. Une valeur économique masculine devenue aujourd’hui un piment bien prisé mais qui fait pleurer lorsqu’il faut parler de l’inactivité de la femme et de son indépendance ou épanouissement personnel.
Nous n’ignorons sans doute le regard étrange des hommes lancé sur la femme gouvernante : c’est une honte et un désarroi de laisser la femme gérer les affaires. Puisqu’il est question de reconnaître de la femme une capacité de gestion de la vie conjugale, ne peut-on pas là témoigner aussi le pouvoir de la gestion des ressources humaines, de la politique des foyers, de l’éducation nationale ?
En République du Congo, l’histoire de la femme travailleuse est éminente. Nous apprenons au travers de ses activités de commerce, 70% des congolais petits et grands y sont nourris, enseigne-t-on la réalité congolaise. La femme congolaise ne garde pas que les armoiries de la République, mais elle nourrit également sa famille.
Aujourd’hui, 8 mars 2025, lorsqu’il sera question de l’encourager, « nous lui dirons un grand merci pour ses services sociaux les plus nobles rendus à la nation. Car petite qu’elle soit, une nation commence toujours par une femme qui accouche. »
Antoinette Kebi rend hommage à la sénatrice Joséphine Mountou Bayonne
Cependant cette reconnaissance est à ce jour sapé par le comportement immature de certaines d’entre elles eu égard à la célébration de cette journée à Brazzaville qui se confond avec la célébration du pagne. Ce qui laisse à croire que peu de femmes sont conscientes des efforts fournis depuis des décennies par des grandes figures de la lutte pour l’émancipation de la femme. A l’instar de la sénatrice Joséphine Mountou Bayonne, et de la contemporaine Francine Ntumi.
Le comportement de certaines femmes dans les foyers où elles exigent un pagne à tout prix, son remplacement par l’homme à la cuisine. Et sur les réseaux sociaux, l’on remarque des selfies autour de la boisson lors des rencontres festives entre femmes. Une tendance à renverser la culture du 8 mars au moment où d’autres, plus évoluées mentalement, sont dans les forums en train de se questionner sur les thématiques liées à l’émancipation de la femme.
















































