Une opération militaire d’envergure a été menée à Mayama, dans le département du Pool, fief présumé de Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi. Si les forces de sécurité ont repris le contrôle de la zone, le leader du CNR demeure introuvable, tandis que la région reste sous forte tension, selon le média GéoAfriqueMédias.cg.
Offensive nocturne à Mayama
Le calme est revenu à l’aube, mais dans le Pool, la situation demeure fragile, révèle le même média. Il est environ 4 heures du matin, ce vendredi 16 janvier, lorsque les forces militaires investissent Mayama, district stratégique présenté comme base arrière et dépôt logistique des partisans de Pasteur Ntumi. L’opération, minutieusement préparée, mobilise d’importants effectifs.
Sur place, une partie des miliciens avait déjà quitté les lieux, alertée durant la nuit. Ceux restés sur zone opposent néanmoins une résistance. Entre minuit et l’aube, des échanges de tirs nourris opposent la DGSP, appuyée par l’armée régulière, aux combattants nsilulus. Après plusieurs heures d’affrontements, les forces de sécurité reprennent le contrôle du site. Des véhicules sont incendiés et certaines habitations détruites. Le signal envoyé est clair : Ntumi est désormais considéré comme une cible prioritaire.
Mayama désertée, le Pool paralysé
Vers 5 heures du matin, le silence retombe, mais la tension persiste. Les partisans de Ntumi quittent Mayama et les villages environnants, se repliant vers d’autres localités ou trouvant refuge dans la forêt. Les activités économiques tournent au ralenti : les transports habituels vers Kindamba restent à l’arrêt.
Sur le terrain, le dispositif sécuritaire est renforcé. La zone est quadrillée, des fouilles sont menées maison par maison. Selon plusieurs sources, du matériel militaire récemment acquis par les autorités aurait été déployé dans le secteur. La population civile, prise au piège, fuit en nombre. Mayama se vide, laissant place à un climat de peur.
Ntumi introuvable, ses partisans en alerte
Pasteur Ntumi demeure introuvable. Pour ses proches, cette disparition serait stratégique. L’ancien chef rebelle aurait anticipé une tentative d’élimination, redoutant, selon eux, son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2026.
Ses fidèles affirment rester en capacité de riposte. Discrets et mobiles, ils revendiquent une parfaite connaissance du terrain. Certaines actions tactiques auraient déjà été menées dans d’autres zones du Pool. Sous couvert d’anonymat, un Nsilulu confie : « Les militaires sont partout dans le Pool. Malgré les tirs et la destruction des biens du président Ntumi, nous les observons. Si l’ordre de combattre est donné, ils verront ce dont nous sommes capables. »
Appels au dialogue au sein du CNR
Malgré la montée des tensions, la direction du CNR, parti de Ntumi, maintient officiellement une ligne pacifique. Plusieurs responsables appellent au dialogue et rejettent toute reprise du conflit armé, craignant un retour aux violences passées dans le Pool.
Le frère cadet de Ntumi, le Dr Gozardio, insiste sur la nécessité d’une solution pacifique, affirmant que les Nsilulus refusent toute instrumentalisation politique. Les sages du Pool partagent cette position. Selon des proches, Ntumi aurait déclaré : « Dieu n’a pas encore ordonné le combat. »
Une paix fragile, une menace persistante
Le bilan humain demeure incertain. La DGSP évoque deux blessés dans ses rangs et aucun décès. Du côté des Nsilulus, plusieurs morts sont rapportés, sans confirmation officielle. Le Pool reste désormais sous encerclement sécuritaire. Selon plusieurs sources concordantes, Ntumi aurait quitté la zone.
Malgré la récente signature d’un document de cessation des hostilités, les tirs ont repris. L’opération de Mayama en constitue la preuve la plus récente. Une question demeure : les autorités sont-elles déterminées à mettre définitivement fin à ce foyer de tension ?
Source : GéoAfriqueMédias.cg
















































