La situation économique et financière en République du Congo s’améliore et le choléra refait son apparition. Plus de 103 cas de choléra confirmés par le Laboratoire national de santé publique de Brazzaville ont été détectés à l’île Mbamou, dans le département de Brazzaville et dans celui des Plateaux.
Dans une déclaration du gouvernement le 26 juillet 2025, le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire-Ibara, tire la sonnette d’alerte sur la résurgence de cette maladie qui a « probablement déjà fait 12 décès », dit-il, depuis la réapparition des premiers cas en début juillet à l’île Mbamou.
« Le choléra est une maladie diarrhéique très contagieuse. Il se manifeste par des diarrhées aqueuses pouvant avoir un aspect d’eau de riz. Les diarrhées aqueuses provoquent une perte rapide d’eau et de sel de l’organisme, créant une déshydratation, et ces pertes peuvent entrainer la mort en quelques instants seulement », met-il en garde.
Pour se protéger de cette maladie, il est recommandé à la population de se laver les mains régulièrement à l’eau propre ou au savon ; de boire uniquement de l’eau potable, ou de l’eau purifiée par le chlore par exemple, par des filtres ou simplement bouillie. De même, les aliments doivent être bien lavés avant la consommation, et bien cuits, et consommés chauds et bien conservés. Toutefois, face à un cas suspect, il est demandé à la population de faire recours aux services de santé les plus proches.

Par ailleurs, des équipes de surveillance rapide ont été mises en place le 28 juillet 2025 à Brazzaville, pour une prise en charge totale des malades, par le ministère de tutelle et ses partenaires, notamment, le représentant résident de l’OSMS et de l’Unicef. Et même que, l’OMS prévoit une formation des personnels de santé, pour une meilleure riposte.
« Nous avons planifiés avec le ministère de la santé, une formation qui va concerner tous les districts du pays, où nous allons doter ces districts à travers ses formations, d’une équipe de formateur sur la prise en charge global du choléra. Donc depuis la détection jusqu’à la réponse en passant par tous les piliers : la prise ne charge, la surveillance épidémiologique, l’eau, l’assainissement, la communication de risque et la vaccination », explicite le représentant résident de l’OMS au Congo, le Dr. Vincent Dossou SODJINOU.
Le choléra, rappelle-t-on, est une maladie liée à l’hygiène et à l’accès à l’eau potable. Il est provoqué par la bactérie Vibrio cholerae.

















































