Le propriétaire légal du domaine des parcelles situé au quartier Impôts-Manianga, derrière l’usine de traitement d’eau à Djiri dans le 9ᵉ arrondissement de Brazzaville, Jean-Louis Quemener, poursuit son cousin Bernard Quemener en justice et l’interdit d’y mettre pied.
Joint par téléphone depuis la France, Jean-Louis Quemener, très ferme, a révélé n’avoir reçu « aucun franc » de son cousin. Au cours d’une interview réalisée le 29 janvier 2026, il a insisté sur la quiétude des acquéreurs. « … aux acquéreurs qu’ils ne s’inquiètent pas, ce sont mes terrains et j’ai vendu. (…) si la loi était prononcée là-bas encore, on aurait dû le mettre dehors. »
Sur les actes qualifiés de « trouble à l’ordre public » que son cousin Bernard Quemener a perpétrés dans ledit domaine, le propriétaire affirme : « On a pris un avocat et un huissier. Malgré ça, comme il ne respecte rien, même la police, il ne respecte pas. Il n’a aucun droit là-bas, c’est mon terrain. Il voulait acheter, je crois, sans payer. Moi, j’ai besoin de mon argent aussi. Je lui avais donné un délai comme c’était mon cousin, j’ai été gentil. Je lui ai dit je te laisse ça et tu me dis combien de parcelles tu veux. Mais ça traine depuis 4 à 5 ans, après le délai était passé. Moi, j’ai vendu mes parcelles et c’est tout. »
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Réaction des acquéreurs
Suite à l’escalade des tensions entre les acquéreurs et Bernard Quemener, l’équipe de reporters de First Médiac s’est rendue sur les lieux dans la matinée du 28 janvier, peu avant de contacter Jean-Louis Quemener. Surplace, ce cousin a saccagé des bornes et piquets des acquéreurs. Selon Wazziz Gbadamassi, un acquéreur nationalité béninoise qui s’y est installé depuis 2009, Bernard Quemener, se disant être légitime du droit d’appropriation de ces terrains, menace les acquéreurs avec sa bande tantôt avec les éléments de la police.
« J’ai été victime de beaucoup d’agressions de sa part, de toutes les formes du monde. Ce qui a même, par souci et d’autres choses, causé la mort de ma femme. Mais étant donné que c’est le fruit de mon labeur, je ne vais pas lâcher. Il me menace depuis 13 ans parce que, moi, ça me fait 16 ans ici. Je suis d’abord resté 3 ans avant qu’il déclenche leur histoire-là. Parce que je ne suis pas un djobadjoba (abruti en français) pour aller chercher l’argent et acheter un truc sachant qu’il y a un problème. On veut que ça finisse. Parce que tout ce qu’il fait, nous on ne veut pas faire un CBV avec lui. Mais, on est capable de tout. Pour l’instant, on veut passer par la voie normale », a-t-il exprimé.
Les acquéreurs comptent se constituer en collectif
L’affaire étant en justice, les acquéreurs comptent se réunir en collectif pour défendre ce qui leur ‘‘revient de droit’’. Puisqu’ils détiennent chacun un titre foncier, une attestation de vente et d’autres documents signés de Jean-Louis Quemener et son représentant, certifiant l’acquisition légale de leur parcelle.
















































