Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, en première visite officielle à Brazzaville, a échangé en tête-à-tête avec son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, sur l’expérience de la République du Congo dans le domaine des hydrocarbures.
Du 2 au 3 février 2026, le président Bassirou Diomaye Faye, en terre congolaise pour la première fois, a, au cours d’un point de presse accordé le 3 février avant son départ, révélé les grands axes abordés avec le Congolais Denis Sassou N’Guesso.
En sa qualité de nouveau membre de l’organisation des producteurs des pétroles africains (APPO), le Sénégal a besoin de l’expertise et de l’expérience congolaise pour asseoir sa notoriété dans la gestion de son pétrole et de son gaz, auxquels les exploitations ont débuté à peine en 2025.
« Nous avons donc une coopération qui doit être exploitée dans le domaine de l’échange d’expérience et de l’expertise pour que nous puissions apprendre de la longue expérience congolaise dans la gestion du pétrole et du gaz. Notamment pour ce qui est de la formation à ces métiers-là, soit au niveau de la recherche de l’innovation et de l’enseignement supérieur en termes de formation d’ingénieur. Mais aussi pour les métiers de techniciens supérieurs qui sont ceux qui requièrent le plus de main-d’œuvre pour ce secteur si stratégique sur lequel le Sénégal compte. », a signifié le président sénégalais.

Les autres points évoqués par les deux chefs d’États concernent les opportunités d’échanges commerciaux, économiques qui, selon Bassirou Diomaye Faye, « ne sont pas à la mesure » de la convivialité des rapports personnels, mais surtout de la relation fraternelle entre Brazzaville et Dakar. Pour ce faire, des accords sont en train d’être déployés au quotidien sur plusieurs volets de la culture, de l’enseignement supérieur, de la recherche, du commerce ainsi que du sport.
Le bois congolais, nouvel axe de coopération avec le Sénégal
Du côté sénégalais, l’expertise en menuiserie, ébénisterie a été mise en exergue pour consolider un partenariat sur le bois comme matière première que possède le Congo. Bassirou Diomaye Faye a clairement exprimé la volonté d’importation puisque « cela peut être davantage exploité comme piste de coopération pour permettre de donner au Congo d’autres débouchés pour l’exportation de son bois et au Sénégal d’avoir des sources d’approvisionnement beaucoup plus sûres et certainement à des prix beaucoup plus compétitifs. »

Formation, innovation et transfert de compétences
L’aspect formation des cadres et de la jeunesse dans plusieurs secteurs, dont la médecine, l’agriculture et l’élevage, a constitué, par contre, la préoccupation de la partie congolaise.
« Nous sommes en train de construire une douzaine d’hôpitaux généraux de grande qualité. Je ne parle pas de ceux qui existent déjà. Il nous faut former ici au Congo et ailleurs des médecins généralistes et spécialistes. Il faut en former de nombreux et maintenant. « Donc il faut d’abord former des cadres et des jeunes », a exprimé le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, qui a salué cette visite officielle venue renforcer l’amitié entre les deux peuples existant même « avant la colonisation ».
Le séjour du président Bassirou Diomaye Faye a été marqué par l’insistance du Congolais Denis Sassou N’Guesso sur la transmission des valeurs panafricanistes devant constituer la gouvernance de tous les chefs d’États africains.

Le Sergent Malamine, un héritage commun à transmettre aux générations futures
Peu avant ce point de presse, Bassirou Diomaye Faye s’est imprégné de l’histoire coloniale ayant influencé l’Afrique toute entière, lors de sa visite au mémorial Pierre Savorgnan De Brazza.
Sur l’acte du Sergent Malamine, un des acteurs majeurs dans la colonisation française au Congo, le président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye a notifié : « J’ai surtout appris d’un compatriote que j’ai eu le plaisir de découvrir déjà lors de nos discussions avec le président Sassou. Et qui est certainement mieux connu ici qu’au Sénégal et qui nous enjoint de devoir davantage investiguer pour mieux connaître son histoire, mais d’enseigner aux générations actuelles et aussi futures de continuer à en faire un pilier fondamental de cette relation. »
















































