Les membres du gouvernement, les experts et acteurs du secteur privé, ainsi que les partenaires techniques et financiers sont en réflexion depuis ce mercredi 16 juillet 2025 sur une question stratégique, qui est celle de doter le Congo d’un système d’identité numérique fiable, moderne et protecteur des droits des citoyens.
Les travaux de ces assises, ouverts par le ministre Léon Juste Ibombo, des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, permettront au Congo de franchir une étape majeure dans sa transformation numérique.
L’importance de cet atelier
Cet atelier national sur l’identité numérique, qui se tient dans un contexte marqué par la digitalisation croissante des services publics et privés, est une tribune pour que les participants mettent tout en œuvre afin que l’identité numérique apparaisse comme un levier de renforcement de l’inclusion sociale et financière, de réduction de la fraude, de sécurisation des transactions, ainsi que de modernisation de l’administration publique, sans oublier la stimulation de l’économie nationale.

Organisé par le Centre africain en intelligence artificielle (CARIA), structure sous tutelle du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, avec l’appui des partenaires, à l’instar de Thales, cet atelier s’inscrit dans la dynamique du Projet d’Accélération de la transformation numérique (PATN), financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions USD, et dans la vision « Congo Digital 2025 » visant à faire du numérique un catalyseur de la croissance inclusive et durable.
Le représentant de Thales, Laurent Jutard, chef de Mission Thales, qui a pris la parole, au cours de cette cérémonie d’ouverture, a martelé sur la question en ce sens « Les administrations de la République du Congo s’associent, aujourd’hui pour bâtir un monde plus sûr et plus inclusif, où chaque citoyen peut bénéficier d’une identité fiable. »
Dans la même perspective, Laurent Jutard a précisé que « le premier pilier de la transformation digitale est déjà de donner une identité numérique de confiance à chacun. Ceci pour placer les citoyens au cœur des services digitaux de l’État, en les accompagnant tout au long de leur parcours : de l’enregistrement biométrique national à l’obtention d’une carte d’identité, d’un passeport ou d’un permis de conduire, en passant par l’accès aux services publics essentiels tels que la santé, l’emploi et l’éducation, le droit de vote, l’ouverture d’un compte bancaire, et bien plus encore, dans le monde physique ou numérique. »

Les attentes de cette tribune
Cette rencontre stratégique, qui se veut être bien plus qu’un simple cadre de réflexion, est l’expression de l’engagement du Congo d’inscrire le numérique au cœur de son destin et de sa souveraineté. Le ministre en charge de ce secteur, Léon Juste Ibombo, à l’ouverture, a trouvé les mots pour bien le dire : « A travers l’atelier que nous lançons ce jour, nous nous engageons avec détermination à inscrire, sous la Vision éclairée du Président de la République, Chef de l’État, et les orientations pertinentes en la matière de M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, Chef du gouvernement, le départ d’une nouvelle étape, celle d’inscrire notre pays dans le cercle des Nations qui ont compris que l’identité numérique est bien plus qu’un outil technique ; elle est le socle même de la citoyenneté moderne, une clé indispensable pour garantir l’accès de tous aux droits fondamentaux, aux services publics et aux opportunités économiques. »
Léon Juste Ibombo s’est attelé à circonscrire l’importance et l’actualité de l’identité numérique : « Le Congo, mon pays, refuse de se résigner à cette fatalité et entend inverser la tendance. » a-t-il soutenu.
C’est dans ce sens, dans un contexte mondial où la digitalisation des sociétés avance à un rythme effréné, que le Congo n’a pas d’autre choix que de penser et de bâtir un système d’identité numérique qui soit fiable, en interopérabilité avec les standards internationaux, pour permettre aux Congolais d’être des acteurs à part entière de la révolution numérique mondiale. Il devrait être aussi inclusif, afin qu’aucun citoyen, qu’il vive en zone urbaine ou en milieu rural, ne soit laissé en marge.

Ce système, bien plus, devrait être sécurisé, pour préserver la confidentialité des données personnelles et garantir la souveraineté numérique nationale. Ces principaux objectifs assignés à ce rendez-vous du savoir serviront de boussole et de guide aux participants.
Des recommandations pour renforcer la souveraineté
Ces intelligences feront amende honorable, à la suite du séminaire sur la cybercriminalité, tenu au début de ce mois de juillet, pour positionner le Congo comme une terre d’innovation en cybersécurité et un acteur crédible dans la sécurisation de l’espace numérique africain.
De cet atelier doit découler la définition claire d’une feuille de route ambitieuse, réaliste et partagée, pour l’instauration d’un système d’identité numérique robuste, protecteur et garant de l’inclusion sociale.

















































