La jeunesse congolaise appelle à « une prise de conscience collective et à des actions concrètes et participatives pour préserver la biodiversité naturelle. » Ainsi, elle a remis au ministre de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan Nonault un manifeste dénommé « Agir aujourd’hui pour la sauvegarde du bassin du Congo. »
Au cours d’une cérémonie organisée le 21 juin 2024 à Brazzaville, la jeunesse congolais a affirmé son engagement à œuvrer dans la lutte pour la préservation de son environnement.
Ce manifeste des jeunes élaboré en huit pages grâce à l’appui de l’Unicef, inclut, en effet, un plan d’actions détaillé visant plusieurs objectifs. Notamment, éduquer les communautés locales sur les comportements à adopter pour la préservation de la biodiversité ; mener des initiatives de séquestration du CO2 et créer des espaces verts ; promouvoir les compétences vertes ; vulgariser les textes en vigueur relatifs à la préservation de la biodiversité visant la réduction de la pollution ; favoriser et encourager l’agriculture durable pour protéger la biodiversité.

« En tant que jeunes, nous sommes conscients du rôle clé que nous pouvons jouer dans la protection de notre environnement. Nous partageons une responsabilité commune envers notre planète et nous nous engageons à agir au sein de nos communautés, dans les instances de prise de décisions, et en collaboration avec les jeunes du monde entier. », a signifié Paule Sara NGUIE, rapporteuse.
Au nom de la représentante de l’Unicef au Congo, Georges Gonzales, a d’abord retracé la genèse de ce manifeste qui remonte de septembre 2023 lors d’une consultation des jeunes en vue de la préparation du sommet des trois bassins tropicaux tenu le mois suivant à Brazzaville. A l’endroit des jeunes, il a émis le souhait de la poursuite du travail en se référant au plan d’action inclus dans le manifeste.
« Dans cette nouvelle étape de mise en œuvre des actions contenues dans le manifeste, soyez assurés chers jeunes que l’UNICEF en collaboration avec le gouvernement du Congo et le ministère de l’environnement en particulier, la société civile et toutes les parties prenantes concernées se tiendra toujours à vos côtés. », a-t-il rassuré.

En le recevant, Arlette Soudan Nonault a précisé que « … ce manifeste, qui traduit le haut niveau de conscience de notre jeunesse dans le domaine de l’environnement, son refus du fatalisme, sa prise de responsabilité et sa force de proposition, doit être pris en compte dans l’élaboration des politiques publiques. A nous de vous donner les moyens d’agir, car qui mieux que vous, chers jeunes, est en mesure de construire pour notre planète un avenir durable ? Rien de ce qui se fait pour vous ne saurait se faire sans vous. »
Maintenant que le gouvernement ait reçu le manifeste, il serait mieux de s’atteler le plus rapidement possible pour créer des conditions permettant à ces jeunes de mieux s’exprimer dans leur plan d’action.

















































